Saison automne 2007, premières impressions

Posted on Sunday 11 November 2007

Je m’étais juré de diminuer fortement les séries en cours pour ne pas les abandonner malencontreusement au milieu à cause d’une disponibilité irrégulière. Puis j’ai regardé par accident quelques premiers épisodes, qui se sont révélés fort agréables. Puis je me suis renseigné rapidement, et ai été tenté par quelques autres. Finalement, après avoir vu une vingtaine de premiers épisodes, autant achever le travail et écrire ici. Comme d’habitude les séries sont présentées dans l’ordre de Who Subs What, et je n’ai regardé que les séries subbées de genre un minimum susceptibles de m’intéresser, soit 29.


Da Capo II
Genre : harem
En deux mots : niais et prévisible
Rah, après un épisode je les déteste déjà tous. Il y a une alchimie mystérieuse avec ce genre de séries axées sur les sentiments des personnages, qui provoque un dégoût insupportable si on n’accroche pas (Kimikiss !). Je dois avoir un seuil de tolérance assez bas.


Bamboo Blade
Genre : (sport + humour)*kendo
En deux mots : étonnement agréable
La formule générique de l’anime de sport rigolo, avec aujourd’hui le kendo. Histoire classique, le défi du professeur, les élèves idiots, les jolies filles, on n’est pas dépaysé mais c’est plutôt bien fait avec quelques moments très bien trouvés. J’ai repéré quelques fans après plusieurs épisodes, donc ça doit évoluer dans le bons sens.


Sketchbook
En deux mots : contemplatif félin
Suivez la détentrice du prix de timidité lors de son périple palpitant à la recherche d’un sujet de dessin ! C’est lent, bizarre, incompréhensible, on devrait s’ennuyer, et pourtant, miraculeusement, non ! Un très bon moment le soir avant de s’endormir.


Majin Tantei Nougami Neuro
En deux mots : détective raté
Une bonne histoire de détective ne se raconte pas comme une autre. On ne montre pas la scène suspicieuse au début qui laisse devenir qui est le coupable, d’ailleurs seul suspect. On ne balance pas la solution d’un coup. On ne trouve pas grâce à des deus ex machina magiques. Les informations sont en grande partie à la disposition du spectateur perspicace et non pas révélées à la fin par ledit truc magique. On ne donne pas des indices qui se révèlent faux (en l’occurrence qui ont une interprétation fantastique). On ne finit pas par un combat. Bref, c’est un échec total pour celui qui cherchait une série policière. Pour les autres, c’est parfois amusant, il y a un minimum de rythme, et les personnages sont passables.
Y aurait-il des pistes de scénario vers le “competitive eating“, sport fort prisé des japonais ?

Kaiji
Tout a été dit par ici : http://www.skav.org/blog/le-retour-dakagi-ou


Suteki Tantei Labyrinth
Genre : aventure mystérieuse
Histoires mystérieuses dans le Tokyo rasé du futur ? C’est classique, mais il reste un peu de suspense après ce premier épisode, et je ne sais trop quoi en penser.


Night Wizard -The Animation-
En deux mots : RAS
Histoire générique de méchants monstres et gentils magiciens/lycéens qui sauvent le monde avec leurs superpouvoirs, ça sent l’adaptation de (mauvais ?) jeu. C’est classique, petit budget, pour sauver l’ensemble il ne reste qu’une certaine ambiance second degré plus ou moins volontaire. J’ai souri, parfois.


BLUE DROP~Tenshitachi no Gikyoku~
En deux mots : yuri alien ?
Histoire classique de l’héroïne qui arrive dans une école de filles, avec pleins de promesses du yuri (le manga est estampillé comme tel), sur laquelle se greffent d’étranges extrateresstres / mechas. C’est joli, avec un style graphique particulier, et quelques morceaux de bravoure notables, mais le scénario est mou et désagréable, en plus de ne pas particulièrement m’attirer.


Myself Yourself
En deux mots : oh non, encore un harem
Ohoh le jeune héros revient dans sa ville natale après quelques années, comme c’est original. Evidemment toutes ses amies d’enfance ont bien grandi, je vous laisse deviner la suite … S’il y a un truc qui m’insupporte, c’est le bruitage “boing” à chaque fois qu’apparaît une fille bien dotée. Et le cocorico quand le héros se lève … Avec ces caractéristiques rédhibitoires même une bonne série passerait à la trappe. Ce ne semble pas être le cas de Myself; Youself.


Mokke
En deux mots : la chose au Japon
Derrière un abord tranche de vie et un style graphique des années 80 se cache une histoire mystérieuse de petites filles agressées par des sortes de mushis pendant qu’elles cueillent des fleurs. Légère tension, pas trop de surprise, réalisation moyenne, j’ai du mal à accrocher, même si l’évolution reste assez ouverte.


Dragonaut the Resonance
En deux mots : vous aussi survivez à une explosion de navette
Vague futur science-fictionnesque avec des femmes aux gros seins. Plein de femmes aux gros seins. Franchement j’ai été traumatisé. Du coup j’ai pas trop compris le scénario, ni comment on peut tomber peinard quand sa navette explose. Il semblerait que des méchants monstres menacent la Terre, qui ne peut être sauvée que par les superpouvoirs cachés du héros. Incroyable, non ?


Goshuuushou-sama Ninomiya-kun
En deux mots : fanservice éhonté
Une charmante petite succube arrive par hasard chez notre héros … elle rend les hommes fous … il doit la protéger sans succomber … tout ça n’est pas très original, mais tellement exagéré qu’on oublie que c’est con et qu’on s’amuse presque.


You’re Under Arrest! Full Throttle
En deux mots : réchauffé mais tiède
On reprend les mêmes personnages, package une histoire molle et lente, un minimum d’action, et c’est reparti. Pas mieux.


Clannad
En deux mots : le retour de la vengeance de Kyon
Comme pour les précédents je pars avec un très fort a priori contre les adaptations de jeux H, et de même je me laisse appâter par les jolis dessins et l’humour léger. Je dois être dans la cible marketing de Kyoto Animation, inquiétant …
Question subsidiaire : quelle est la dimension de l’espace des héroïnes de harem/dating ? Trouvez une famille génératrice.


Shakugan no Shana II
En deux mots : …
Shakugan no Shana avait été pour moi une série médiocre mais distrayante (et jolie), on semble continuer sur la même lancée. L’épisode est construit habilement sur une ruse du scénario, qui se révèle un authentique échec : il n’est ni un recap qui présente l’histoire aux nouveaux, ni un nouvel épisode. On assiste juste à quelques scènes de la série précédente. Je pense que pour le premier l’excellent OP avait été un facteur important de visionnage, ce ne sera plus le cas, malgré la participation de la même Kawada Mami.


Shugo Chara :
En deux mots : mais pourquoi n’avait-on pas ça dans notre enfance ?
Un magical girl classique mais sans reproche pour l’instant : joli, drôle, rythmé et plein de bons sentiments. On regrette presque d’être aussi vieux.


Gundam 00
En deux mots : …
C’est reparti pour un cru de gundam, avec plus de budget, des filles plus sexy, des intrigues politiques encore plus improbables, des pilotes encore plus cons et des mechas encore plus puissants. Comme toujours, c’est bête et distrayant. Etant redevable de la moitié du trafic sur ce blog à un article médiocre sur un gundam, je me dois de continuer à en dire du mal.


ef - a tale of memories
En deux mots : aventures bizarres et datingesques
Des garçons rencontrent des filles mystérieuses dans des circonstances improbables. Ils échangent des paroles quelque part entre le banal et le surréaliste.
Je suis assez déçu par Shaft, c’est joli mais je m’attendais à quelque chose de plus original, les quelques effets “artistiques” sont très artificiels et n’apportent strictement rien à la narration. Je préférais nettement la réalisation de Negima, beaucoup plus inspirée.

Kimikiss
En deux mots : coup de jeune
Tout a été dit ici : http://www.skav.org/blog/kimikiss
Notons que la qualité graphique devient irrégulière, et que je ne peux plus m’empêcher d’entendre les inspirations bruyantes de l’OP. Mais je continue à apprécier.


Rental Magica
En deux mots : magie pas chère
L’histoire palpitante et si originale d’un groupe de magiciens menés par un personnage importé tout droit du harem d’à coté. Le ressort comique semble leurs faibles moyens et leurs méthodes d’amateurs. Bof, ce n’est ni particulièrement drôle ni intéressant.


Prism Ark
En deux mots : adaptation malheureuse de RPG
Fanservice, histoire bidon, combats ridicules, dose minimale de second degré, jolis dessins et effets spéciaux.


Minami Ke
En deux mots : la vengeance de Myu
Mon coup de coeur de la saison. Dosage parfait de tranche de vie et d’humour, extrêmement bien fait (notamment la mise en scène et les placements de caméra), je passe mon temps plié en deux et j’en sors de bonne humeur pour la journée. En plus Minami Ke me rappelle très précisément ma jeunesse et mes trois voisines.


Jyushin Enbu (Hero Tales)
En deux mots : shônen de 2h du matin ?
Histoire générique, le gentil et jeune héros, le méchant, l’épée magique … et la soeur sans lien du sang, qui vient nous rappeler qu’étrangement ceci passe à 2h du matin.


Genshiken 2
En deux mots : les otakus sont nos amis
Je reste tout comme pour la première saison peu intéressé par la vie d’un club doujin japonais, à part d’un oeil strictement anthropologue, mais Genshiken est rempli de biais sympathique qui ternissent la véracité. On notera la preview qui présente la situation de Genshiken : pause entre 2 saisons, manga terminé.


Moyashimon
En deux mots : mais qu’ont-ils fumé ?
Dans la famille des réussites improbables, l’étudiant en biologie qui voit et sent les microbes. Ainsi que la recette du kiviak, qui semble étonnement populaire au japon. Ca ne devrait pas, c’est bizarre, modérément drôle, mais on accroche bien.


Kodomo no Jikan
En deux mots : mauvaise conscience
Série qui met mal à l’ aise, sur les relations douteuses entre un professeur et ses jeunes élèves. Cela va du harcèlement psychologique à pire, non censuré dans le DVD. Eh oui le japon est un des rares pays à autoriser la pornographie enfantine dessinée.
Je n’ai pas pu m’empecher de penser à un certain professeur en regardant cet épisode …


Shion no Ou
En deux mots : Shougi muet
Les tribulations d’une petite joueuse de Shougi (échecs japonais) muette depuis le meurtre horrible de ses parents. C’est plutôt laid, les personnages sont pénibles, ça ne me passionne pas, et j’ai du mal à croire au “mouvement qui tue”. Question bonus (mais aujourd’hui je ne sais pas) : son pendentif me dit qqc, j’ai du le voir ailleurs, où ?


Ghost Hound
En deux mots : wtf ?
Drôle d’histoire avec souvenirs douloureux, campagne japonaise, monstres/fantômes et rêves mystérieux. C’est du production IG avec Shirow, donc on peut s’attendre à du bon, mais pour l’instant cela reste assez mystérieux. Déconseillé avant de s’endormir.

Reste donc la question angoissante : que vais-je regarder ? Surprise, sans doute pas grand chose, à part les quelques séries qui me branchent assez pour pouvoir les suivre fidèlement à un épisode par semaine, à savoir Akagi, Minami Ke et Kimikiss (et je continue Gintama !). Le reste atte,dra des marathons plus tard. J’ai d’ailleurs commencé l’opération avec quelques séries finies : Hitohira, Doujin Work et Potemayo.


6 Comments for 'Saison automne 2007, premières impressions'

  1.  
    Aerith.
    11 November 2007 | 19:10
     

    TU VAS PAS REGARDER CLANNAD chaque semaine ?? Honte sur toi !!!

  2.  
    phoenix95170@hotmail.fr
    11 November 2007 | 20:22
     

    Aerith: +1
    Je trouve Clannad vraiment …moe (bon ça d’accord), marrant, et le scénario commence lentement mais sûrement à voir le bout de son nez, et il a l’air intéressant à suivre (pour moi).

    Enfin, c’est quasiment la seule série anime que je suis, avec Gurren Lagann et Death Note(sur TV Perso), mais les cours font que je ne pas y passer trop de temps :( .

    Vivement Avril 2008 pour Haruhi saison 2, ou le “retour de la déesse au mille fanboys”…

  3.  
    11 November 2007 | 23:23
     

    Alors pour ce que je suis (faites gaffe ça sera peut-être long) :
    - Minami-ke : La très bonne surprise de la saison :). Les soeurs sont adorables et c’est joliment réalisé.
    - KimiKiss : Déjà parlé dans l’article précédent.
    - Bamboo Blade : Saya et Tama en force ^^. Un anime très sympathique et amusant.
    - Ghost Hound : Space et donc accrocheur. Et puis c’est du Production I.G après tout.
    - Suteki Tantei Labyrinth : C’est du recyclage mais ça se regarde sans mal. Byakko est bien sexy aussi :b.
    - Moyashimon : Anime bien étrange mais amusant.
    - Mokke : C’est lent et il ne se passe jamais rien mais les soeurs sont attachantes (surtout Mizuki qui apporte pas mal d’humour).

    Pour Gundam 00, ef, Clannad, Genshiken 2 et Shakugan 2 (bon j’ai un peu honte pour le dernier ^^’) je regarderais une fois que ce sera fini.

  4.  
    Nix
    12 November 2007 | 0:50
     

    Voyons voir: Arc the Lad: excellentissime RPG doté d’un scénar et d’un gameplay nickel: massacré par son passage en anime

    vient ensuite Prism Ark: RPG dont j’ignore les mérites mais visiblement massacré au passage en anime…

    Conclusion de une heure du mat qui s’impose: ne pas faire d’anime tiré d’un RPG avec Arc/Ark dedans :D

  5.  
    phoenix95170@hotmail.fr
    12 November 2007 | 18:11
     

    Nix > Suberbe démonstration de logique ! :p

  6.  
    Yuki
    13 November 2007 | 13:24
     

    Clannad n’est pas tiré d’un H-Game, juste d’un sim-dating. Sa suite par contre (avec Tomoyo), c’est du H.

Leave a comment




Information for comment users
Line and paragraph breaks are implemented automatically. Your e-mail address is never displayed. Please consider what you're posting.

Use the buttons below to customise your comment.


RSS feed for comments on this post | TrackBack URI