Posted on Saturday 6 May 2006
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Il était une fois l’histoire d’un roman obscur, qui en deux semaines d’animé conquit le monde. Ce succès miraculeux donna naissance aux hypothèses les plus folles, impliquant des extra-terrestres, des voyageurs du temps, ou même des mediums, ahah. L’homme rationnel ne peut se retenir de questionner ces excès, fruits du cerveau torturé de quelque malheureux otaku. Votre serviteur fronce les sourcils … |
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Tout d’abord petit rappel des faits, pour ceux qui n’ont pas suivi, au fond là-bas. Suzumiya Haruhi no Yuutsu est une série diffusée depuis début Avril au Japon. Inspirée d’un obscur roman dont peu d’amateurs d’anime ont entendu parler, personne ne l’attendait. Après deux épisodes quasi tout le monde était conquis. Bon, je n’ai pas de stats sous la main, mais c’est la première fois que je vois un tel raz de marée d’opinions émerveillées dans ma courte vie d’observateur de la communauté occidentale de l’anime. En tout cas, et quoi que la suite de cet article vous fasse sournoisement penser, s’il y a une série à essayer cette saison (avec Higurashi quand même !), c’est bien celle-ci.
Pourtant, il y a quelque chose qui cloche. La série est extrêmement bien réalisée, il faut le reconnaître. Elle a l’air originale aussi. L’air. Au début je me disais que son succès venait justement de cette originalité, que nous autres blasés étions simplement bouleversés devant quelque chose de complètement nouveau devant le raz de marée de séries dans des genres établis. Cela n’enlève rien à la qualité de ces séries habituelles, mais elles rentrent quasi toutes dans certains canons. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec la plupart des domaines de l’art, où la création est très guidée. On ne reprochera jamais à tel tableau d’être un paysage impressionniste typique de son époque, d’être une nature morte, d’être un portrait. Peut-être est-ce un signe de maturité de l’anime en tant que domaine artistique, il devient de plus en plus difficile de faire différent. Moins joli, peut-être est-ce un tarissement de la fibre créatrice et une commercialisation du genre.
Pourtant, Suzumiya Haruhi no Yuutsu n’est pas si original. Le premier épisode est une parodie de film amateur. La suite est un mélange de science-fiction délirante et de gags qui font fortement penser à Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, une anime plutôt bien finalement, oubliée de tous, et qui dormait opportunément sur mon disque dur et dans ma liste “à regarder”. Remplacez Masaru par Haruhi, ajoutez une réalisation du niveau de ce qu’on fait de mieux de nos jours pour une série, ajoutez une pincée d’originalité, et hop ! La suite, le fond de l’histoire, n’est-il qu’un prétexte pour nous fournir une ambiance bizarre et humoristique ? N’ayant pas lu les livres je ne m’avancerai pas, mais pour l’instant c’est plutôt le cas. Parlons en, de cette ambiance humoristique, qui ne se veut pas vraiment telle. Ici pas vraiment de gag, mais plutôt une atmosphère pleine d’ironie et d’incongruités. C’est une partie de ce qui est rafraîchissant ici par opposition à des séries construites autour de gags francs, par exemple School Rumble. Par contre je ne suis pas plié en deux comme j’ai pu l’être devant School Rumble.
Haruhi ne devant donc son succès ni à son originalité (ou alors son illusion ?), ni à son comique, qu’en est-il ? Sans doute en partie à l’effet de surprise, mais il ne suffit pas. Et bien j’ai l’impression qu’Haruhi est une série entièrement tournée vers l’Otaku. Oui, un peu comme Evangelion, et ce n’est pas un hasard si certains les comparent. Série tournée vers l’otaku, celui qui apprécie un genre tout en étant très conscient de ses défauts. Conscient de ce manque de budgets. Conscient de ce recours perpétuel aux stéréotypes du genre. Celui qui porte un regard critique sur le monde de tous les jours, plongé qu’il est dans son monde artificiel. Celui qui rêve de plus d’originalité dans la vie terne du commun des mortels. Celui qui se sent rejeté par le reste du monde. Le spectateur s’y retrouve autant dans Kyon que dans Haruhi, tendre moitié rêvée de l’otaku. Beaucoup plus finalement que ces stéréotypes féminins habituels qui sonnent si creux, qui manquent tellement de vie. Je suis convaincu que dans le fond, l’otaku en veut à la Mikuru virtuelle qu’on lui sert tous les jours en guise d’idéal féminin, et la torturerait volontiers. Ce n’est pas un hasard si la plupart des spectateurs adorent le personnage d’Haruhi. Si les amateurs occasionnels sont peu motivés par la série, alors que les fanatiques d’anime le sont (constatation rapide parmi mes fréquentations).
Note : image pompée sur Akibablog.



On se demande si il y a des séries pas trop tournée vers les otaku. Suffit de voir sur la saison, Yuri ou Yaoi, Mecha, et j’en passe, tout les genres d’animes possibles sont disponible, et rare sont ceux qui sont pour gens normaux. Cela s’explique particulièrement à cause des horaires de diffusion au Japon:
Je rapelle que pratiquement toutes les séries sont diffusés le soir , voir même 25 heures ( ne me demander pas comment, c’est affiché sur les planning xD ). A ces horaires, z’y va l’audience, a moin d’être un otaku, tu ne regardes pas. Donc d’une certaine manière, les studios font des animes destinés au otaku car pour eux, c’est aussi une question d’argent ( et de vie ou de mort xD ). Plus ça attire, et plus ils auront du fric grâce au vente de DVD et produit dérivés.
Sinon Suzumiya Haruhi no yuuutsu présente quand même beaucoup de point.
Déjà la réalisation qui adopte un nouveau point de vue. Dans l’anime, on voit tout à travers Kyon, et on partage ses pensés ( sarcaste surtout xD ) comme une autobiographie. On voit même par l’angle de vue choisis parfois par les animateurs.
Ensuite les personnages… Haruhi et Kyon sont unique dans les animes. Pas facile de faire une comparaison ( par contre j’ai pas matté Sexy Commando ). Le modèle “tsundere” n’est même pas applicable ( pour le moment ) car Haruhi est froid au début aka Tsun, mais en Dere, on peut pas prendre en compte la fin de l’épisode 2 où elle est joyeuse, car c’est en publique. Par contre avec l’épisode de baseball peut-être qu’on peut commencer à utilisé le modèle “tsundere”
Par contre, il est clair qu’on est attiré par eux. En faite chacun de nous peut se reconnaitre à l’un ou l’autre. Le fait qu’Haruhi veullent que quelque chose de surnaturelle se produise est en faite je pense un des rèves de chacun d’entre nous, mais hélas on est conscient que cela impossible, comme Kyon. On a en faite ici une certaine forme d’expression de nos pensé en ce qui s’agit du réel et de l’imagination que chaun d’entre nous à du avoir au moin une fois dans sa vie.
Aprés Yuki et Mikuru… c’est un peu plus dur. Mikuru serait un fantasme de l’otaku. Comme Haruhi le dit, dans toutes histoires étrange, il y a une lolita ( avec de gros seins xD ). Plutot soumise, serveuse, ça serait les clichés des caffés de Akihabara ?
Yuki, c’est encore un problème, parce que franchement, c’est vraiment une persocon xD. Enfin si on prend à la façon Chobits, elle évoluera de façon a être plus humaine.
Je pense que l’équilibre entre l’histoire et la comédie est necessaire. Quand on lit le roman ( merci encore Baka-Tsuki ! ) on voit bien que l’humour n’est pas le thème principal ( surtout dans le premier tome ( par contre dommage qu’ils z’ont zapé le passage où Haruhi publie les photos de Mikuru en costume de maid sur le site, et qu’ensuite Kyon les enlèves ( illégal T_T ) mais fait une copie dans un dossier sous password pour lui même xD ) ), les autres je sais pas ) donc pour maintenir l’équilibre, KyoAni mélange les épisodes, ce qui fait quand même qu’on a pas droit à une full comédie façon School Rumble. Donc faut pas s’attendre à des fous rires.
Bon écrit un peu vite comme comment…
J’ai justement l’impression que bcp de séries ne sont pas trop tournées vers les otaku (et pas que les séries pour enfants). La preuve : nous autre occidentaux, qui sommes à des lieux de l’otaku à la japonaise, arrivons à les apprécier.
J’attends un commentaire de Mauhiz ou Sylania, qui pour avoir vécu au Japon doivent en savoir plus que moi sur la culture otaku en vrai
Did you read about the Haruhi books on amazon.com Japan? The top 10 best sellers there go like this:
1) Harry Potter and the Goblet of Fire
2-4) three different editions of The Davinci Code
5-12) the seven Haruhi books.
je sais pas grand chose de plus que vous sur les vrais otakus nippons, car par definition, ils ne sortent pas (le taku de otaku signifie la maison), et j’en ai pas rencontre. J’ai rencontre des jeunes, mais plutot accro a leur mobile derniere generation et a leur jpop qu’aux anime. Les gens qui lisaient des manga dans les librairies ou je suis alle lisaient souvent des trucs que je connais pas du tout (la plupart des mangas vus la bas me sont completement inconnus).
Pour en revenir a la serie, j’ai hate de voir a quoi ca ressemble! Je pense etre suffisamment otaku pour apprecier, moi qui aime le shonen et le magical girl sans rougir ^^;
Merci à tous pour les réponses.
*se lance dans la recherche bibliographique sur la culture otaku
For my only regular english reader ^^ :
Thanks for the info, pretty disappointing too :(. Insert typical exotism thirsty comment here.
Small summary of my post for you, I hope it’s not too awkwardly put :
My own interpretation of Haruhi’s success is not its originality (remember Sexy Commando ?), not its humor, which is good but not stunning, but how it is carefully cattered to the otaku, the Haruhi-Kyon couple representing his two-headed personnality. I’m convinced the otaku actually hates Mikuru and all the stupid feminine stereotypes he is usually fed with, the girl he would really love is Haruhi, aka the bright side of otakuism.
Ou p’tet qu’on atteint le niveau otaku en tant que fan ( bon ok pas no life qui reste chez soit ) sans le savoir, donc forcément tout passe comme si c’était pas dirigé vers nous… ( mais bon je sais que je devrais me faire une désintoxication, je matte du shonen ai, des magical girls, et plein d’autre truc zarb xD )
Pour les horaires de diffusion il est vrai qu’à part les séries grand public à succés, souvent les animes sont diffusés à des horaires prohibitifs. Dans la journée j’ai pu voir par exemple des séries “contemplatives” telles que Yokohama Kadaishi Kikou, le soir les séries à succés comme Naruto ou Inuyasha, et la nuit, vraiment de tout, de la vieille série rediffusée aux séries clairement destinées à un public mature. Ne pas oublier l’existence de canaux dédiés à certains types d’animes, qui ne suivent pas du tout le rythme horaire des canaux généraux.
Sinon je rejoins Mauhiz pour ce qui est de rencontrer des otakus dans la vie de tous les jours au Japon (et sur la tendance des jeunes croisés dans les lieux publics à causer jpop et fringues). Finalement c’est dans les cybercafés, qui au Japon servent également le plus souvent de mangathèques et de vidéothèques, que l’on a le plus de chance de croiser des “otakus”. Et ils font à peu près ce que font les lecteurs de mangas ici quand ils se posent dans un coin de la fnac. Question contenu j’ai vu tout et n’importe quoi, il est intéressant de constater que les oeuvres les plus violentes, ou pornographiques, ou atypiques, sont situées à 2 mètres (ou au beau milieu) des mangas usuels, et ceux les consultant n’apparaissent pas différents des autres. Au contraire ils semblent des plus banals et indistinguables de travailleurs s’occupant durant leur pause (ce qui est peut être souvent le cas).
Difficile alors de qualifier un manga ou anime de “destiné aux otakus”. Peut être qu’ils concernent un public plus restreint, aux goûts un peu différents, pour autant ce public conserve souvent une vie “normale”. Il suffit d’avoir un abonnement au cable ou d’être membre d’un cybercafé/mangathèque/vidéothèque pour satisfaire ses goûts en la matière.
Concernant Sexy Commando, je tiens à souligner qu’il s’agit d’épisodes courts, intercallables entre deux séries par ci par là, et pas du tout aptes à faire une percée commerciale, tout comme des séries du style Ebichu ou Batlle Programmer Shirase. Rajoutons un faible budget mis dans leur réalisation, et il n’est guère étonnant qu’elles soient restées quasi inconnues chez nous, et n’aient pas marqué plus que ça les esprits au Japon.
Suzumiya Haruhi no Yuutsu, au contraire, est une série de format/durée classique, avec de jolis dessins, une animation de qualité, un opening/ending en jpop habituelle, un bon nombre de ficelles classiques des animes, en bref une série à la réalisation digne des séries à gros budget actuelles. Je n’oserai pas une comparaison avec le monde du jeu ou des films, mais reprendre de bons concepts, même déja explorés, et leur associer une bonne réalisation et un peu de marketting, suffit pour obtenir un succés.
Par contre je ne m’explique pas pourquoi ça n’a pas été le cas de séries comme Futakoi Alternative, qui s’avère tout aussi originale voire plus, bien réalisée également, et empreinte d’un je ne sais quoi en plus de fort rafraichissant, que je n’ai pour l’instant pas trouvé dans Suzumiya Haruhi no Yuutsu.
Alors je débarque suite au lien posté par Skav sur mon blog…
De toutes façons il est clair et net que SHnY est une série destinée à des gens qui s’y connaissent en anime, ne serait-ce que pour les références à d’autres animes ou bien à toute la culture anime qu’on commence à avoir quand on matte un certain nombre de séries.
Après, est-ce que c’est réellement un anime pour fans d’anime? Je ne sais pas trop: après tout, c’est le bouquin qui a donné naissance à l’anime, et jusqu’ici, le bouquin était méconnu du public. Si l’anime a si bien accroché à mon avis c’est parce qu’il est réellement original par rapport à tout ce qui sort habituellement. Pas forcément dans son contenu, mais dans sa manière d’être conté surtout, et dans ses personnages, à la fois clichés, voire caricaturaux, et originaux. Après tout, une loli venant du futur qui se déguise en maid la plupart du temps ou en bunny girl, je veux dire, c’est pas très original. Pourtant, c’est tellement prononcé qu’on a tendance à se demander si tout l’anime se prend réellement au sérieux ou pas…?
Ah, je suis pas sûr que mon message soit bien passé, mais bon
[...] a.f.k. nous fait une belle petite surprise en sortant le dernier épisode d’Haruhi un lundi soir au lieu du mardi soir habituel. J’en profite pour remercier l’excellent boulot qu’a fait la team ou plutôt Stratos qui semble s’occuper tout seul entièrement de l’animé comme on peut le voir dans les crédits de fin . La série inconnue d’il y a 3 mois et maintenant culte et connue du monde entier touche malheureusement à sa fin. Succès mérité ? Amplement ! Beaucoup ont enoncé les différentes raisons pour lesquelles la série est devenue si populaire et je tiens à préciser ce qui m’a fait aimer l’animé en premier lieu : le premier épisode. Un coup de poing dans la gueule, un truc tout moche et à l’humour limite que j’aurai certainement abandonné en cours de visionnage si j’avais pas compris que c’était parodique. Après reflexion, je me suis dit que de faire un premier épisode comme CA, c’était tellement osé que la suite promettait forcément quelque chose d’agréable. Cela a dû être pareil pour beaucoup : abasourdi pour un premier épisode n’ayant rien à voir avec la série on veut forcément en savoir plus. La hype a commencé à se propager dès ce premier épisode qui osait la parodie et donc du coup qu’il fallait voir. Et puis n’oublions pas cet ending culte qui mise sur une chorégraphie d’enfer et une chanson entraînante pour se faire adorer. Mais là où Haruhi a fait fort c’est que la hype du premier épisode fût justifiée dès la sortie de l’épisode suivant excellentissime avec Kyon et ses sarcasmes, la tsundere Haruhi, la lolita aux gros seins Mikuru … bref de l’humour au top et des personnages destinés avant tout aux otakus comme l’a expliqué Skav. [...]
[...] Beaucoup ont enoncé les différentes raisons pour lesquelles la série est devenue si populaire et je tiens à préciser ce qui m’a fait aimer l’animé en premier lieu : le premier épisode. Un coup de poing dans la gueule, un truc tout moche et à l’humour limite que j’aurai certainement abandonné en cours de visionnage si j’avais pas compris que c’était parodique. Après reflexion, je me suis dit que de faire un premier épisode comme CA, c’était tellement osé que la suite promettait forcément quelque chose d’agréable. Cela a dû être pareil pour beaucoup : abasourdi pour un premier épisode n’ayant rien à voir avec la série on veut forcément en savoir plus. La hype a commencé à se propager dès ce premier épisode qui osait la parodie et donc du coup qu’il fallait voir. Et puis n’oublions pas cet ending culte qui mise sur une chorégraphie d’enfer et une chanson entraînante pour se faire adorer. Mais là où Haruhi a fait fort c’est que la hype du premier épisode fût justifiée dès la sortie de l’épisode suivant excellentissime avec Kyon et ses sarcasmes, la tsundere Haruhi, la lolita aux gros seins Mikuru … bref de l’humour au top et des personnages destinés avant tout aux otakus comme l’a expliqué Skav. [...]