Skav blog http://www.skav.org/blog Fri, 27 Jun 2008 21:43:44 +0000 http://wordpress.org/?v=2.0.2 en Candidatures blogchan http://www.skav.org/blog/candidatures-blogchan http://www.skav.org/blog/candidatures-blogchan#comments Wed, 18 Jun 2008 20:10:46 +0000 Skav Blogchan http://www.skav.org/blog/candidatures-blogchan

Je sors de ma tombe pour vous proposer un certain nombre de candidatures blogchan, dont certaines que j’ai laissé attendre un temps scandaleux, ce dont je m’excuse. Donnez vos avis en commentaire (anonymes ou pas), je finaliserai les inscriptions dans environ une semaine.

Si certains se sont perdus dans ma pile de mails, dans ma boîte à spam, dans le plantage de mes archives de mail, si vous avez envie de candidater, ou encore de proposer un autre site, n’hésitez pas et répondez ici. Je vous rappelle le cahier des charges :
http://www.skav.org/blogchan/infos.php

Les candidats :

http://puceau.corti.over-blog.com/

http://aphelion.falena.fr/

http://www.kanpai.fr/

http://www.gamekult.com/blog/yamanekokashii

Edit : qq autres

http://blog.eientei.net/fr/

http://kyouray.free.fr/akenaideyo/

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http://www.skav.org/blog/candidatures-blogchan/feed/
Notes de voyage http://www.skav.org/blog/notes-de-voyage http://www.skav.org/blog/notes-de-voyage#comments Tue, 08 Apr 2008 06:40:57 +0000 Skav Voyage http://www.skav.org/blog/notes-de-voyage

Première version de mes notes de voyage ci-dessous. Elle devrait évoluer avec les corrections et ajouts à venir, et peut-être même une sélection de photos. Attention : long et personnel, passez votre chemin si c’est pour dire “on s’en fout”.

Edit :
Les photos en ordre chronologique :
http://picasaweb.google.com/skavgosu/Japon2008

samedi 15 - dimanche 16
Rouille dans l’avion. Le repas japonais est mauvais, alors que le plat européen de mon voisin semble si appétissant. Je travaille mon japonais pendant la moitié du voyage, et tente sans succcès de dormir pendant le reste.
Arrivée à Tokyo. Je suis frappé par la laideur du paysage urbain, les forêts de poteaux électriques, les maisons et immeubles sans âme. Les gens semblent vivre dans des surfaces ridicules. Arrivée chez notre hôte, que nous nommerons Chuck, trader dans une grande banque française. Grand appartement dans un immeuble au coin d’Omotesando dori et Meiji dori, à Harajuku. Nous allons nous balader à SHibuya (10 min à pied), découvrons avec plaisir le café de GITS, devenu un Starbucks, et retrouvons Chuck à diner dans un Izakaya du coin. Repas bien arrosé avec 5 pichets de bière pour 5 buveurs, et deux amies de Chuck, une japonaise et une roumaine. La japonaise reste avec lui pour la nuit. Contrairement aux villes européennes Tokyo se vit aussi verticalement, avec des boutiques dans les étages et à la cave pour les zones les plus denses. C’est d’ailleur en hauteur qu’on trouve souvent les restaurants les plus intéressants et sans touristes.

lundi 17
Nous sommes tous debout vers 4h, on se retrouve dans le salon pour deviser. Petit-déjeuner acheté au kombini du coin, avec comme objectif personnel les trucs les plus bizarres : brioches au melon, au cheesecake, onigiri au thon, barre caramel au beurre salé … On part pour Nikko avec en route un petit tour dans Asakusa, quartier un peu traditionnel mais reconstitué et regorgeant de touristes. Comme en Chine l’âge des murs est très secondaire pour les japonais, qui privilégient l’histoire et les traditions attachées au bâtiment, tant qu’il est un minimum ressemblant. Les temples en béton nous choquent, pas eux. Le super express se traine pendant 2 bonnes heures. Arrivée à Nikko sous un ciel gris et une ambiance humide parsemée de quelques petites pluies. Repas de ramen et curry dans un petit resto typique. On manque d’attraper la crève en tentant d’attendre le bus pour le lac d’à côté, pour finalement renoncer après 30min au mauvais arrêt. Retour épuisés dans le train, on se couche vers 20h après un sushi tournant.

mardi 18
Journée Kamakura, on on prend le train vers 9h après un réveil difficile. Aujourd’hui il fait beau, ce qui change complètement l’atmosphère. Repas dans un resto italien qui fait des spaghettis à la mode japonaise. La ville est mignonne, les temples bien, mais fin lose avec le chemin de randonnée qui se révèle bloqué avant les endroits intéressants et nous envoie dans un bled perdu. Bizarrement on n’aura jamais réussi à avoir de point de vue agréable de la ville dans son ensemble ainsi que de la mer. On finit par tomber au hasard sur une gare de la ligne Oden : retour par le train vers l’ouest de la côté, on rouille un peu sur la plage avec un vieux monsieur, son chien et quelques filles de passage avant de rentrer sur Tokyo.

mercredi 19
Journée Tokyo. On part à pied à côté de chez nous dans Yoyogi, puis traversons le sanctuaire meiji. Suite entre les gratte ciels de Shinjuku, en haut de la tour de la mairie qui donne une vue magnifique (ou horrible selon le point de vue). Rues louches de Kabuchiko, Golden Gai, les autochtones nous observent d’un air méfiant. Excellent ramen trouvé au hasard. Transfert à Ueno sous la pluie, visite du jardin, du musée national, puis transfert à Akihabara. Objectif meido café et shopping otaku, on suit un prospectus sans trop regarder pour se retrouver dans un salon de massage. Les meidos nous regardent avec un air géné, sans doute peu habituées aux gaijins ou aux groupes de 4… On change de lieu, pour tomber par hasard dans un goth café bizarre. On boit un coup, c’est cher, ca sent les clopes, et les autochtones nous regardent aussi d’un air bizarre. Arrivée finalement dans un vrai meido café. Pour y arriver il a fallu traverser en jouant des coudes un magasin bizarre de goodies d’animes et poupées gonflables, pour monter au dernier étage dans un ascenseur a l’aspect dangereux. Surprise, c’est décoré avec goût, les meidos sont presque mignonnes, le lieu est fréquenté par des femmes et des filles à l’allure respectable, la clientèle masculine ne fait pas honte non plus. Ajoutons que leur thé était plutôt bon et pas cher, et nous n’avons pas trop été importunés avec des formules de politesse alambiquées. Légère déception, finalement ce n’était pas très glauque. Retour chez François et petite sieste préparatoire pour LA soirée. On retrouve qq collègues de sa banque, allons manger dans un petit resto de roppongi, puis club juste à côté : le A971, clairement une boite à chopper du gaijin, avec environ 2/3 de mecs blancs, principalement ouvriers de la finance, et 1/3 de filles japonaises. Beaucoup de bruit, contact facile, ambiance de supermarché à viande féminine, que je n’apprécie pas du tout. Je suis le seul à rentrer avec le dernier métro à 0h30 (mais avec une carte de visite). Je dois dire que, là, c’était sportif, les images de transports japonais que tout occidental redoute, et auxquelles nous avions jusqu’alors échappé. Je remercie le ciel d’être grand et fort (selon les canons japonais), j’aurais été étouffé sinon. Mes camarades rentrent vers 4h, après avoir taté de la japonaise (sauf Clément), mais sans avoir pu aller plus loin.

jeudi 20
Lever très difficile entre 10h et midi selon les gens, on glande avec les deux japonaises qui logeaient chez Chuck cette nuit-là. La pluie continue à nous casser le moral, on abandonne les parcs, le palais impérial, pour se diriger vers Odaiba, ile principalement artificelle au milieu de la baie de Tokyo. Ambiance morose, la pluie continue de tomber avec un vent violent, nos malheureux parapluies à 105Y sont à l’agonie. Trajet magnifique sur le train local, qui traverse le rainbow bridge avec vue sur la baie. Odaiba est le coin typique où le tokyoite vient faire ses courses, cinémater et s’ amduser avec ses enfants le week-end, ou les jours fériés comme ce jeudi. Direction un centre commercial local, on se dirige un peu au hasard vers un restaurant de grillades qui se révèle excellent, comme d’ailleurs tous les restaurants croisés jusqu’ici. Nous nous réveillons et reprenons des couleurs, même si Clément est malade. On glande un peu dans le centre commercial, les chaussures sont abominablement chères, les vêtements chez Gap nettement moins, et la forme revient chez Clément, insuflée par son chromosome féminin caché. Suite, toujours sous une pluie battante, vers le Miraikan, cité des sciences locale, qui nous émerveille ainsi que les petits japonais. On enchaîne, sous la pluie, vers le Mega Webb, grande salle d’exposition de Toyota, avec là encore plein d’attractions rigolotes et pédagogiques. Retour au bercail vers 19h, sieste pour les fatigués (Clément et Vincent), Eric part retrouver une amie, et je m’en vais acheter un téléphone avec Chuck, qui est rentré tôt du boulot ce soir. En théorie il est interdit aux étrangers sans carte de séjour d’acquérir des téléphones au Japon. Ce que les petites boutiques moches d’Akiba nous ont refusé, le Softbank (2è opérateur japonais) d’Omotesando a accepté sans poser de questions, avec juste une photocopie du passeport. On glande jusqu’à minuit avec Eric, je commence enfin ce journal, et éteins vers 1h. Sommeil difficile, comme d’habitude.

vendredi 21
Lever à une heure scandaleuse, 7h, pour faire les bagages, ranger, déjeuner, et prendre le shinkansen de 9h direction Odawara. Surprise, encore une paire de chaussures féminines dans l’entrée. Le shinkansen est particulièrement spacieux, avec une vue agréable et plein de place pour les jambes. Arrivée à Odawara, location d’une voiture dont le loueur montre méticuleusement tous les pets de mouches sur la carrosserie. La conduite à gauche rentre peu à peu chez Vincent, nous ne raclons pas trop les trottoirs, et atteignons Hakone après une bonne heure de route tortillarde. Evidemment on ne voit pas le fuji, la journée étant nuageuse, juste un petit coin qui dépasse en dessous. Petite marche a coté du lac, dans le coin du péage du Tokaido. On redescend sur mishima, où nous nous posons dans un soba. Tempura soba fort bon, et milles excuses lorsque nous demandons s’ils ont du café. Ils iront nous en faire et il sera offert ! Départ vers le sud, dans les embouteillages entre Mishima et Shuzen-Ji. Shuzen-Ji est une petite ville thermale adorable, avec quelques temples, des vieilles maisons, des forêts. On flane. Les routes s’avérant plus longues que prévues nous revoyons nos ambitions à la baisse et nous dirigeons vers Ito, à l’est. Le Ryokan est laid, mais la chambre est magnifique. Nous nous dirigeons dare-dare vers l’onsen de l’hotel, qui se révèle particulièrement agréable. Diner dans un Izakaya avec des poissons bizarres. Eric fait son nain “vous me piquez dans mon bon plat alors que vous avez des mauvais”. Je pars seul pour une petite marche dans la ville, agréable mais complètement déserte, pour retrouver mes compères endormis 30 minutes plus tard. Sommeil difficile comme toujours, plusieurs réveils, mais enfin une nuit d’une longueur acceptable.

samedi 22
Petit déjeuner au ryokan, suivi d’une longue trempette dans l’onsen qui a changé pendant la nuit, les bains des hommes et femmes changeant chaque jour. Nous bénéficions donc d’un adorable rotenburo (bain en plein air). Départ à 10h vers le sud, côte de Jogasaki magnifique, ballade sur le pont suspendu. On continue vers le sud le long de la mer pour atteindre Shimoda à midi. Tout semble mort ce samedi midi, on trouve enfin une auberge ouverte, qui servira des plats de poisson décevant les attentes de steak-frite de certains, mais pas les palais. Nous goûtons pour la première fois aux joies des restaurants à la japonaise, avec les jambes qui ne sont jamais confortablement installées. Petite balade à pied dans la ville, dont les quartiers ouest sont adorables, et reprise de la voiture le long de la côté sur une route minuscule. On se pose sur une grande plage de sable blanc populaire auprès des surfeurs pour digérer. Re départ vers l’ouest, arrêts divers pour les points de vue, route abominablement tortueuse le long de la côte entre les collines. Le camion devant nous pendant une vingtaine de kilomètres nous impressione par sa vitesse, sa maîtrise des virages et de l’espace latéral, notamment par quelques croisements très périlleux. Arrêt à Matsuzaki, ville portuaire assez laide et qui respire la pauvreté par rapport au reste des endroits visités. Marche le long de la plage, autour d’un gros rocher, recherche infructueuse de baume à lèvre, et finalement la brume descend juste avant le coucher de soleil que nous attendions. Retour à Shimoda par la route des terres, arrêt à notre Ryokan, qui est magnifique et dispose lui aussi de ses Onsens. Banquent “Kaiseki” monstrueux de poissons et fruits de mer, qui nous cale bien entre deux bains. Il est 23h, je suis depuis longtemps le dernier debout, il est temps d’aller dormir.
Première vraie nuit, dans une couette merveilleusement douce, et dans une atmosphère fraiche.

dimanche 23
Lever très raisonnable à 8h, déjeuner là encore servi dans une salle privée, avec plein de poissons et de trucs louches très bons. Tour de rigueur à l’onsen, puis départ en voiture. Nous vivons la seule “double spirale” au monde dans la route de la vallée. Suite sur la “skyline”, route des crètes avec vue magnifique des deux côtés, puis autoroute de la côte, càd un gros bouchon sur 10km entre Atami et Odawara, qui nous prendra seulement 2h30, et pas moins de 5000Y pour le retard au loueur. On rouille un peu en attendant le shinkansen, en mangeant des pizzas, puis arrivés à Nagoya on rouille aussi en attendant le train suivant. On s’occupe avec le jump oublié par un voisin. Captain Tsubasa (Olive et Tom) est toujours en cours ! Arrivée tardive 8h à Ise. Petit Ryokan poussiéreux mais adorable tenu par deux petites vieilles. Diner Kaiseki qui pour une fois est relativement simple, à la grande joie de certains.

lundi 24
Départ pour les inner et outer shrine d’Ise. On ne voit en fait pas grand chose des shrines, mais les parcs sont agréables. On croise une petite vieille bizarre qui nous raconte sa vie et nous accompagne pendant un certain temps. Après midi départ pour Nara (2h de train), visite du parc avec ses daims, qui sont en fait des gros pigeons sur patte. Environ une heure de trajet à enchainer des calembours avec “daim” et “cerf”.
Train vers Kyoto, où l’on rencontre une dame bizarre (encore !) qui nous raconte sa vie. Arrivée à kyoto, notre ryokan est super sympa, juste devant le kodai-ji, avec vue magnifique depuis nos fenetres.

mardi 25
Lever très tardif, petit déjeuner à 11h, allez retours entre la laverie, le ryokan et le cybercafé 20min plus loin à Potcho. Sous un soleil magnifique. Finalement à 15h après avoir mangé on n’a plus trop le temps pour les temples au loin, donc on va vers ceux voisins, Kodai-ji, Kyomizu, avec pour objectif de voir le coucher du soleil. Il y a une foule assez pénible, des boutiques pour touriste partout, et le soleil se cachera derrière la brume 15 minutes avant son coucher. On rentre par la rivière aux canards et allons manger un shabu shabu dans un restaurant sans un seul touriste au 7è étage d’une tour à Potcho.

mercredi 26
Lever moins tardif et départ en bus (40 min) pour les temples du nord-ouest de Tokyo. Le pavillon d’or est joli, mais l’impression qui domine est d’être digéré par une machine à touristes bruyants qui les ponctionne à l’entrée, les ballade sur un parcours par ailleurs très joli, et les recrache à la fin. Décommandé en période de pointe, le pavillon d’or est sans doute magnifique à l’ouverture ou hors saison. On marche 20 bonnes minutes pour arriver au Ryoan-ji, dont l’attraction principale est le jardin zen. Je m’attendais à ce que cela soit assez surfait et, surprise, absolument pas. Le jardin zen exerce une fascination hypnotique qui diffuse la paix intérieure encore mieux qu’un onsen. Après 20 minutes de contemplation nous émergeons, finissons le jardin, et nous dirigeons au hasard vers le sud pour trouver un restaurant. Ce sera, après beaucoup de marche, un ramen/donburi populaire au rapport qualité/prix imbattable. Vincent nous abandonne pour aller retrouver son ex famille d’accueil à Koka, et nous visitons un quartier entier de temples dans le coin. Surprise, quasi pas de touriste, quasi uniquement japonais, les visites se font dans un calme particulièrement agréable après les bains de foule des grands temples précédents. Suite au chateau de Kyoto, dont on visite l’intérieur et les jardins. Fin dans notre quartier de Gion, dont on découvre la beauté cachée.

jeudi 27
Lever à 7h pour partir en voiture vers Iga et son village ninja. Route très chargée et pénible, nous arrivons vers midi à Iga. Visite du château et du musée ninja. Démonstrations pour les enfants qui nous ravissent, avec “vrais ninjas” et bruitages en direct. Suite direction lac Biwa, avec diminution des ambitions le long des routes tortueuses. Nous finisssons par couper et nous ballader dans le coin de Otsu, le plus proche de Kyoto. Retour via la montagne Hiei, qui contrairement aux espérances n’a aucun point de vue digne de ce nom sur son côté ouest (Kyoto) ou est (Biwa), tous les endroits intéressants étant occupés par des villas aux parkings bien garnis de posche et mercedes. Partie de coinche au retour et coucher raisonnable.

vendredi 28
Lever de mauvais pied malgré une nuit longue agréable, et petit déjeuner à 11h. Journée location de vélos. La conduite est assez sauvage, entre les voitures sur la route et les piétons sur les trottoirs, et fatiguante en raison du relief prononcé. On suit le côté est de la ville le long des collines depuis notre Ryokan, pour arriver au pavillon d’argent. Même sensation de machine à touristes que le pavillon d’or, en un peu moins prononcé. La pluie nous menace avec des gouttes insistantes, le vent froid nous gèle les mains, et nous retournons rendre les vélos vers 15h. Dix minutes plus tard la pluie s’arrête, 20 minutes plus tard le soleil brille dans un grand ciel bleu. Nous nous dirigeons à pied vers la gare, une bonne heure de marche. Visite de la gare, de la galerie panoramique, et des gigantesques grands magasins inclus. Clément trouve enfin son jeu de MahJong (jeu très connoté Yakuza ici), le dernier caché dans un coin du rayon jouets. Diner d’Okonomiyaki à 18h, alors que des foules font déjà la queue pour les meilleurs ramens du coin. Retour abominablement tôt au ryokan, on enchaîne sur 2h de coinche. Les “clubbers” (tous sauf moi) vont boire un coup vers Pompotcho, je m’arme de mon appareil pour une dernière marche nocturne dans notre quartier, sans doute le plus beau de Kyoto, dont à mon goût nous n’avons pas assez profité. Ballade magnifique de 2h jusqu’à Kyomizu, dont le perron est malheureusement fermé pour préparer le festival des jours suivants. Trois gardes courent vers un intrus alors que j’hésitais à mettre en pratique mes techniques de ninja. Tous les festivals de kyoto ne commencent malheureusement que dans les jours suivants, en effet le hanami nous a évités à Kyoto, avec un temps assez maussade sur cette fin de mars. La moitié des cerisiers sont blancs, c’est magnifique, mais ce n’est pas encore LE hanami. Scène japonaise : à 22h une équipe d’une quinzaine d’ouvriers s’affaire à remplacer les dalles d’une petite rue, 4 gardes armés de sabres lasers dirigent avec précaution les piétons. De l’autre côté, au sanctuaire de Gion, les jeunes ont commencé à faire la fête sur les grandes baches. Retour à 23h au ryokan, et coinche jusqu’à 1h.

samedi 29
Lever difficile à 8h, déjeuner qui traine, nous ne sommes qu’à 10h à la gare de Kyoto. Les tenantes de l’hotel nous demandent du cash malgré le panneau visa, ce qui nous confirme dans notre impression mafieuse du quartier (grosses voitures dans des villas reculées, murs avec fil de fer barbelé). Direction Osaka, puis Shin-Imamiya, puis Gokurakubashi, puis funiculaire, puis bus pour arriver à Koyasan. Le trajet est joli mais long. Finalement à 14h30 nous posons nos valises à notre temple (à Koyasan on dort dans les temples) et enchainons sur un bon gros shokudo en centre ville. Le moine de notre temple est hilare, semble-t-il devant son accent anglais abominable, dont nous comprenons encore moins que son japonais. Visite du temple central du boudhisme Shingon, avec des peintures murales magnifiques, un jardin zen magnifique, et un moine jovial qui sermonne (?) autour du thé sur le sens de “itadakimasu”, faisant régulièrement s’esclaffer l’assemblée. La guide japonaise d’un groupe de japonais vient à notre secours et nous explique au fil du sermon. Suite à pied vers le cimetière, qui est gigantesque et crée une ambiance extraordinaire avec ses grands pins. Déception au temple Okunoin, qui a effectivement 10000 lanternes, mais électriques. On y croise aussi 50000 petites statues de Boudha nommées et numerotées. Retour à pied au temple, et dîner végétarien étonnement bon à 17h30. Bain, puis dodo probablement à 20h. J’ai tellement été captivé par l’ambiance du cimetière que je pensais y retourner après le repas pour le parcourir dans la nuit, mais le froid glacial et ma toux sèche ont eu raison de ma témérité.

dimanche 30
Lever matinal à 6h pour l’office de 6h30. Le thermomètre dans les couloirs du temple annonce 3°. L’office est boudhiste shingon, les deux moines du temple psalmodient dans une salle remplie de statues et éclairée à la bougie, renforcés par gongs et cornes. Petit déjeuner végétarien puis départ vers Himeji. 4h de route au total, pour arriver à 12h30 à Himeji, sous la pluie. Curry passable dans un restaurant fumeur de la gare. On visite le château sous une pluie drue. Départ à 16h vers Hiroshima, debouts dans un wagon fumeur bondé, mais pour seulement 50 min de route. Premier hotel occidental du voyage, et lan dans les chambres ! Trois parties de coinche plus tard il est 22h, on va chercher du picnic au kombini du coin. La météo anonce beau pour demain, on décide de rester deux nuits plutôt qu’une s’il avait plu.

lundi 31
Départ en train vers miyajima guchi, puis ferry vers miyajima. Il fait beau mais frais, avec pas mal de nuages. Tour à pied rapide dans le centre de la ville, puis téléphérique vers le sommet de l’ile, le mont Misen. L’ile de Miyajima est remplie de cerfs qui sont les équivalents des daims de Nara. Sous nos yeux ébahis l’un d’eux choppe un prospectus dans la poche d’un touriste et le dévore. Le sommet est rempli de singes, des petits macaques japonais. Du haut la vue est magnifique sur la baie d’Hiroshima et ses îles. On monte encore plus haut le long d’un sentier assez sportif, pour le sommet du mont Misen. Vue encore plus magnifique. Redescente, et déjeuner dans un Shokudo en centre ville. On se sépare en deux groupes : Vincent et Eric rentrent à Hiroshima voir le mémorial pour la paix, Clément et moi restons visiter le centre ville : temple des 1000 tatamis, sanctuaire shinto, et ballade dans les collines. On rentre à Hiroshima par le tramway, et arrivons au mémorial 5 minutes trop tard pour les dernières admissions. Visite du parc de la paix, et retour à pied à l’hôtel. Dîner dans un kaiten sushi de la gare. Deux parties de coinche, et dodo.

mardi 1
Je suis le seul à me lever tôt pour aller au mémorial. Retour à l’hôtel, puis Shinkansen vers Fukuoka. Dépôt des bagages au ryokan, qui est une petite maison traditionnelle perdue entre les buildings, puis déjeuner dans un shabu shabu délicieux, copieux, et scandaleusement peu cher. Petite ballade dans la ville, qui n’a rien d’exceptionnel, dans le quartier chaud (certains prennent leurs marques), en haut du building trompeur qui colle le vertige à Clément.
A 16h passe devant nous un cortège de costumes et tailleurs, qui vont s’installer picniquer un peu plus loin.
Un peu plus tard nous sommes abordés par des schoolgirls, qui tentent douloureusement de pratiquer leur anglais. Leur professeur vient à leur rescousse, mais elle a un drôle d’accent et nous comprend difficilement. Séparation en deux groupes, ceux qui vont rouiller au centre commercial, et celui (moi) qui se ballade en ville. Diner au ryokan, entre deux parties de coinche.

mercredi 2
Journée voiture. Départ matinal vers le mont Aso, que nous atteignons à 11h après une route assez rapide. Le mont Aso est une grande caldera de 50km de diamètre, avec le volcan actif au milieu. Montée en voiture en haut du volcan actif, où le vent nous gèle, la fumée blanche qui pue le soufre cache le cratère. Après quelques minutes de marche dans un paysage lunaire, peu avant que nos oreilles glacées se détachent de nos têtes, la fumée tourne et nous pouvons admirer le lac bleuté au fond. Déception pour tous ceux qui espéraient voir des coulées de lave. Redescente dans la ville, où le bon restaurant est fermé, remontée vers le nord de la caldera où nous nous arretonssto routier pas terrible, mais avec une vue magnifique. Suite à Kurokawa onsen, petit village à Onsen dans la montagne. On choisit un onsen qui a l’air d’avoir une eau bleue sur la carte postale. Arrivé dedans, l’eau n’est pas particulièrement bleue, mais nous brule douloureusement avec ses 57.5°c, ce qui malgré tout est assez agréable après les gelures de ce matin. Pas pour tout le monde. Départ vers Beppu, ville du vice et des sources chaudes partout, la fumée sort même des égouts. Passage par les pièges à touristes locaux, les “enfers”, qui sont des sources chaudes colorées, avec force fumée crachée par des bouches à côté. Tout le monde est fatigué, les fameux onsen de Beppu ne tentent pas grand monde, retour donc à Fukuoka.

jeudi 3
Grasse matinée, glande dans le centre commercial, déjeuner hamburgers, puis départ vers l’aéroport. Notre avion pour Okinawa est annulé, nous sommes redirigé sur un vol un peu plus tard avec 1000Y en cadeau.
Nous nous posons dans un café de l’aéroport avec plein de jus de fruits. A coté de nous une lycéenne se fait souhaiter l’adieu par ses amis avant de partir au loin. Clément a tenté sans succès d’envoyer une lettre. Les enveloppes disponibles dans la seule boutique de l’aéroport sont trop petites pour les cartes postales, et le pliage à la main se révèle plus ardu qu’espéré. Coinche jusqu’au départ. On lutte à Naha pour trouver un restaurant qui nous convient, sur une grande avenue qui évoque un croisement entre Tokyo et Miami.

vendredi 4
Drame, il fait moche. On prend la voiture alors qu’un coin de ciel bleu prometteur se libère. Visite du château reconstitué de Naha à Shuri. Autoroute jusqu’au milieu de l’île, puis route de la côte vers le nord, direction le parc maritime ainsi que sa plage. On traine un peu sur la plage, partagée avec qq familles de japonais, peu motivés par le ciel gris et l’eau pas très chaude. On traine dans le parc pour trouver un restaurant à notre convenance, on hésite à visiter l’aquarium, pour finalement reprendre la route et se décider pour un pique nique kombini. La route est très agréable, malgré le ciel gris. On se balade dans le coin d’un barrage, puis dans la mangrove voisine et sa piste de jungle. Retour au ryokan. Dans la journée on a croisé un camion de propagande anti-américaine, qui semblait plutôt d’inclination pacifiste.

samedi 5
Il fait toujours ce ciel gris, avec en plus une chaleur humide et étouffante. Direction l’aéroport pour essayer d’avancer les billets et passer l’après-midi à tokyo. Perdu, tout est plein, on retourne se promener en ville, dans le jardin chinois du coin. On nous demande encore d’un air suspicieux si on est américains, et les visages s’ouvrent lorsqu’on annonce notre francitude. Suite à la plage de Naha, qui est vraiment petite et moche, sous une route, avec une bretelle d’autoroute en construction juste devant. Retour à l’aéroport, repas dans un restaurant chinois moyen, et coinche jusqu’au départ.

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Vacances http://www.skav.org/blog/vacances http://www.skav.org/blog/vacances#comments Fri, 14 Mar 2008 20:10:32 +0000 Skav Blog Voyage http://www.skav.org/blog/vacances

Non, il ne s’agit pas de l’état scandaleux d’abandon dans lequel je laisse ce blog. Enfin un peu. Je pars en vacances demain, pour 3 semaines au Japon. Je tiendrai sans doute mon journal ici, selon disponibilités d’internet dans nos hôtels.

La carte du voyage.

Cela laisse largement le temps à certains de me détroner sur Sore ga ai Deshou.

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Saison hiver 2008, premières impressions http://www.skav.org/blog/saison-hiver-2008-premieres-impressions http://www.skav.org/blog/saison-hiver-2008-premieres-impressions#comments Mon, 21 Jan 2008 22:56:45 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/saison-hiver-2008-premieres-impressions

Diminution du rythme de WoW, petite saison, manque d’anime, cet hiver s’annonce bien pour retourner à quelques séries hebdomadaires. Surprise, les quelques romances de la saison m’ont plutôt branché, et n’auront donc pas droit au sobriquet réducteur et réprobateur de “harem” que j’employais habituellement. Deviendrais-je gâteux avec l’âge ? Comme promis (mais non tenu) la dernière fois, j’ajoute une appréciation rapide sur les musiques de début (OP) et fin (ED).


Kimi ga Nozomu Eien ~Next Season~
Genre : romance
En deux mots : réchauffé mais tiède
Le retour en OAV du fameux Kimi Ga Nozomu Eien. L’ayant adoré je me suis jeté sur cette OAV et en suis évidemment sorti déçu. Déjà les graphismes sont sans âme par rapport à la série, alors qu’a priori le format OAV assure plus de budget. Plus grave, l’histoire aussi est sans âme, on croirait presque le premier épisode de la série, c’est pour cette raison que je suis allé jusqu’au bout et regarderai sans doute la suite en espérant le même genre de retournement. Sinon, poubelle.
ED : Minami Kuribayashi - Next Season


Ah! Megami-sama! Tatakau Tsubasa
Genre : AMG
En deux mots : le retour de la vengeance
On retrouve nos déesses avec l’ambiance habituelle légère et agréable et un scénario du type “la chose” assez mou et peu crédible. On ne frémit absolument pas mais ça reste très joli, avec la dose d’effets spéciaux qui en jettent. L’arrivée incroyable de “méchants” justifie-t-elle vraiment une série d’OAV ?
OP : Jukai - Ai no Hoshi
ED : Jukai - Hanamuke no Merody
Rendez-nous Yoko Ishida !


Ayakashi
Genre : superpouvoirs, gore
En deux mots : sales gosses
Oh tiens des petits lycéens ont des superpouvoirs. Ils s’en servent pour le bien ou le mal de l’humanité. On en profite pour quelques scènes malsaines, du bullying, du sang.
OP : Ayane - Cloudier Sky
ED : KAORI - Kagaribi


Rosario to Vampire
Genre : Fanservice et humour
En deux mots : pourquoi pas ?
Je ne sais pas si c’est original, le héros qui se retrouve dans une école de monstres, avec une jolie vampire. C’est bien sur idiot, mais on s’amuse un peu, même si le fanservice est agressif.
OP : Nana Mizuki - COSMIC LOVE
ED : Dancing in the velvet moon


H2O~FOOTPRINTS IN THE SAND~
Genre : romance
En deux mots : briseur de tabous ?
Tiens, un “harem” avec un héros aveugle. Et qui ose aborder le phénomène des souffre-douleurs, qui me parait avoir une telle importance sociale au Japon qu’on peut s’étonner de son faible traitement par les animes. A part ces deux caractéristiques intéressantes pas grand chose de très excitant, mais je suis prêt à donner sa chance à H2O.
OP : Yui Sakakibara - Katayoku no Icarus
ED : Haruka Shimotsuki - Kazahane


Hatenkou Yuugi
Genre : aventure pour filles ?
En deux mots : wtf ?
La petite Rahzel se fait jeter hors de chez elle pour aller apprendre la vie. Puis il semblerait qu’elle a des pouvoirs magiques. Tout cela en 30 secondes au début de l’épisode. Rahzel no tabi ? Bof, juste après elle rencontre par hasard un voyou bishônen et l’emporte dans des avntures fantastiques. Et stupides. Bizarremenet cela m’a fait marrer, il y a une certaine ambiance impertinente, et il est impossible de prendre le reste au sérieux.
OP : Kanako Itō - Heartbreaking Romance
ED : Kaori Hikita - Te no Naka no Eien


PERSONA -trinity soul-
Genre : fantastique/robots/sf
En deux mots : encore un rpg ?
Début classique de science-fiction avec les méchants monstres qui veulent semble-t-il détruire l’humanité. Persona est une adaptation de RPG, ce qui me laisse douter de la profondeur du scénario pour la suite. Mais ne crachons pas dans la soupe : ce premier épisode est correct, et plutôt joli.
OP : Shūhei Kita - Breakin’ Through
ED : Nana Kitade - SUICIDES LOVE STORY


True tears
Genre : romance
En deux mots : classe mais classique
D’après la pléthore de subbers il semblerait que ceci soit très attendu. Le jeu est-il si populaire ? Pour l’instant histoire haremesque très classique mais réalisation magnifique qui me force à continuer. En plus le héros n’est pas une loque. Et j’adore les musiques.
OP : Eufonius - Reflectia. Sans faute pour Eufonius, j’aime tous leurs génériques.
OP : Aira Yuki - Sekai no Namida


Shigofumi
Genre : fantastique, horreur ?
En deux mots : mystérieux
Que penser ? Drôle d’histoire de shinigami et de meurtres affreux, qui rappellera Jigoku Shojo. C’est joli, et on s’attendait plutôt à une tranche de vie ou romance, qui finalement tourne mal avec une ambiance très malsaine. Tiens ça me rappelle Boogiepop. Les histoires ont l’air indépendante, avec deux premiers épisodes qui vont ensemble. J’ai peur de me lasser du genre assez vite, de même que j’avais été pour Jigoku Shojo, mais les deux premiers épisodes ont su m’accrocher.
OP : ALI PROJECT - Kotodama. Marre d’Ali Project, j’aimais beaucoup mais maintenant j’ai l’impression d’entendre toujours la même chanson réarrangée.
ED : Snow - Chain


They are my noble masters
Genre : fanservice et humour
En deux mots : débile mais
Encore une histoire à la con. Les frères et soeurs avec de drôles de relations se retrouvent embauchés dans une maison avec plein de jolies filles et de maids. Et un majordome. Fanservice raisonnable, mais il y a du rythme et un peu d’humour.
OP : Miyuki Hashimoto - Hizamazuku Made 5 Byo Dake!
ED : Yuko Goto - Butler Switch On!

NSFW
Spicy Wolf
Genre : tranche de vie + romance ?
En deux mots : étrangement agréable
Une charmante déesse louve se transforme en forme humaine pour s’amuser, même si elle ressemble furieusement à Firefox-tan.
Elle se fait embarquer par un marchand ambulant avec lequel elle parcourra le monde. Horo no tabi ? J’espère bien, mais on ne semble malheureusement pas se diriger vers un fond philosophique. La petite Horo est néanmoins charmante (malgré sa morphologie incomplète …) et joue avec nos coeurs aussi bien qu’avec ceux de son compagnon. Je ne sais pas à quel point la séduction du spectateur participe à l’appréciation de la série, mais pour l’instant c’est agréable.
OP : Natsumi Kiyoura - Tabi no Tochū
ED : Rocky Chack - Ringo Hiyori


Moegaku 5
Genre : pédagogique
En deux mots : wtf ?
Apprenons les langues avec les petites lolis magical girls à Akiba, ce qui me laisse perplexe quant au public visé. D’ailleurs la série passe à la fois le matin et la nuit. Je n’ai pas pu m’empêcher de regarder l’épisode consacré à la France, où l’on croise … un otaku français blond aux cheveux longs !!! (déception) faire son shopping à Akihabara avec un authentique accent qui sent bon le camembert (il est joué par un certain Julien). L’histoire est idiote, mais prétexte à entendre quelques mots de français. On se retrouve après sur le plateau avec une Aya Hirano survoltée (mais que vient-elle faire dans cette galère ?) et des petits français (aux yeux quelque peu bridés) comme le petit bikutoru, qui nous répètent quelques mots. Après s’enchaîne une chorégraphie hip-hop ridicule que je n’ai pas tenue.
OP : MAD CATZ - Girls be ambitious
ED : MonStar ? (les 3 seconds à la fin)
Quoi ? J’ai les goûts musicaux d’une petite japonaise de 6-10 ans ?


Yatterman remake
Genre : mélancolie
En deux mots : réchauffé et indigeste
Reprendre une vieille anime, l’adapter avec des blagues faibles et des nouveaux designs, hop, succès assuré. Abandonné au bout de quelques minutes tellement cela m’a paru avoir d’intérêt pour le reste du monde, ceux qui ne connaissent pas l’original.
OP : Saemon Onyakichi - Yatterman’s Song
OP : Mihimaru GT - Diverge

Bilan ? Surprise, j’ai commencé à suivre quasi tout hebdomadairement, ce qui ne prend finalement pas tant de temps que ça … au début.

Pour ceux qui cherchent un oeil légèrement différent, plus de détails, plus de captures, et des avis sur les raws que je ne comprends pas, Exelen fait pareil en mieux.

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Baccano, le rythme dans la peau http://www.skav.org/blog/baccano-le-rythme-dans-la-peau http://www.skav.org/blog/baccano-le-rythme-dans-la-peau#comments Fri, 18 Jan 2008 19:23:42 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/baccano-le-rythme-dans-la-peau

Je commence mes articles sur tout ce dont par flemme, manque de temps ou d’intérêt perçu du public, j’ai négligé de parler l’année dernière. Au menu aujourd’hui, Baccano. A part Exelen il ne semble pas avoir impressionné les foules d’otakus francophones, et a divisé les anglophones, ou plutôt les quelques rares spectateurs (“unique and amazing”, “confusing yet enjoyable”, “overrated”, “impressive storytelling finesse, excitement and sense of fun”, simply the best, “riveted”, “jewel”, “perfect”).
Clairement ce n’est pas une série qui peut laisser indifférent si on la regarde dans les bonnes conditions. Je l’ai d’ailleurs vue d’une traite, jusqu’à 4h du matin avant une journée de boulot.

C’est en particulier une série recommandée à voir en mode marathon plutôt qu’une fois par semaine, vu comme il est ardu de suivre pas moins d’une cinquantaine de personnages et la dizaine de trames mêlées mystérieusement entre elles et dans un ordre chronologique aléatoire pour plonger le spectateur dans la confusion. A ce sujet j’ai été étonné du peu de réactions à ma théorie des marathons sur mon article précédent. Baccano en est une parfaite illustration, c’est le genre de série qui peut dérouter au rythme hebdomadaire. Je défie même quiconque de comprendre quoi que ce soit avec un épisode par semaine (on rate déjà tellement au premier visionnage complet qu’un deuxième est recommandé). C’est sans doute pour cette raison que Baccano n’a pas eu le succès qu’il aurait pu mériter.

Mais qu’avait donc Baccano pour plaire ? Avant de rentrer dans le vif du sujet, digressons : un très bon opening, agréable et parfaitement dans l’esprit de la série. Est-ce un hasard si la plupart des bonnes séries ont un aussi un bon OP ? Ou un biais de sélection ? Pour moi un bon OP est souvent l’occasion de cliquer sur “encore un épisode de plus” plutôt que faire autre chose, aller se coucher, perdre le fil et la motivation de continuer. Bien sur cela ne vaut encore que pour les marathons. Un bon OP sur un seul épisode provoque en général un jeu en boucle abusif, d’autant plus que je dépasse un peu le temps de réaliser (je fais toujours autre chose en parallèle) qu’il faut revenir au début. Résultat : effet inverse, l’OP me lasse, ainsi que le début de l’épisode, et j’ai moins envie de cliquer sur l’épisode suivant.

Retour de digression : la gloire de Baccano est son scénario, morceau de bravoure extraordinaire qui parvient à combiner de manière crédible et sensée une bonne vingtaine de personnages principaux, tous intéressants, uniques, attachants et un minimum développés, au milieu de plusieurs trames sur quelques siècles qui s’unissent une seule nuit dans un même train. Le tout en seulement 13 épisodes. Alors, certes, il y a une source, une série de romans. Mais le type qui a combiné tout ça et mis en scène l’ensemble est très fort. Ca ne devrait pas marcher, et pourtant si. Certes, il y a des trous dans le scénario, tout n’est pas clair, mais ça ne gêne pas vraiment. Au contraire le rythme n’est pas cassé par des explications laborieuses dont on n’a que faire, ce qui serait de toute façon impossible en aussi peu de temps. Au contraire on n’a pas le temps de s’ennuyer, et les quelques pauses humoristiques donnent juste un peu d’air.

Enfin la réalisation est irréprochable : dessins, animation, musique, voix, tout colle à l’ambiance et au rythme.

Après, en grattant un peu, c’est certainement assez creux. Les histoires séparées et ordonnées sont classiques, il n’y a pas de trouvaille particulière, de sens profond. Mais Baccano reste un très bon moment, recommandé calé dans un canapé avec le ravitaillement pour tenir les cinq heures à la suite.

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Bonne année, etc. http://www.skav.org/blog/bonne-annee-etc http://www.skav.org/blog/bonne-annee-etc#comments Sat, 05 Jan 2008 22:46:25 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/bonne-annee-etc

Petit post conclusif sur cet année, cela semble être la saison.

Pas de résolutions de rythme de bloggage que je ne tiendrai pas (mais je fais des efforts pour les liens), ni de classement vu que la notion d’année est assez faible face aux saisons, et le classement quelque chose de très imprécis et dépendant des circonstances. Contentons-nous de conclure que ce fut pour moi une bonne année, c’est-à-dire que j’ai eu plein de choses que j’ai réussi à regarder, et de tous les genres. Tous, sauf de la Science-fiction. Je suis assez branché SF ces derniers temps, notamment d’un point de vue philosophique (transhumanisme, singularité, risques existentiels, stratégies de colonisation, immortalité, simulation pour vous donner un petit aperçu), et je suis resté sur ma faim. Il y aurait bien pu y avoir Moonlight Mile, Heroic Age ou Terra e, mais ils ne m’ont pas particulièrement plu, et il ne reste guère que Dennou Coil pour nous fournir de la SF de qualité.

J’ai commencé à travailler en mars dernier, ce qui a bien sur boulversé mon rythme de vie. Contrairement à ce que mt-i me suggérait, je n’ai pas particulièrement mieux profité de ma passion en pouvant dépenser, je n’ai même pas dépensé plus en fait. Au contraire le “cout d’opportunité” de mon heure libre a augmenté, me rendant plus sélectif en matière de loisirs. J’ai par contre continué à (presque autant) jouer à WoW. Victimes collatérales, les animes ont donc été réduits mais surtout la participation à “la vie sociale du monde de l’anime”, lecture de blogs, commentaires, je suis bien sur toujours Blogchan, mais quasi plus la scène anglophone. J’ai continué à regarder presque autant d’animes qu’avant, mais en changeant de rythme : diminution très forte des séries suivies semaine par semaine, et augmentation des marathons. J’avais déjà abordé le sujet auparavant, je l’ai mis en application, et n’ai pas changé d’avis …

Tout d’abord c’est beaucoup plus de liberté. Suivre trop de séries oblige à ne pas perdre le rythme, sous peine de perdre le fil, oublier et devoir abandonner des séries en cours. Mais surtout suivre des blogs et écrire force à garder le même niveau d’avancement que les autres, tous ceux qui disposent de nettement plus de temps que moi. Du coup, revers de la médaille, j’ai du mal à écrire sur ce que je regarde, vu que 6 mois après ça n’intéresse plus grand monde. Sondage rapide : ça intéresse des gens des articles sur Hitohira, Doujin Work, Zombie Loan (ou pas, j’ai tout oublié), Baccano, Umisho ? Toutes des séries qui m’ont bien plu, mais qui semble-t-il n’ont pas eu des quantités de hype dans la communauté. Restent aussi des intemporels, comme Legend of the Galactic Heroes, qui m’a légèrement déçu et que j’hésite à conclure par écrit.

Plus de liberté, donc à tout instant le choix du genre de série qu’on veut regarder, et la possibilité d’aller jusqu’à la fin plutôt que ronger son frein à recharger Tokyotosho. Cela explique sans doute mon appréciation de séries moins populaires, j’ai pu les regarder au moment où leur genre me faisait envie, sans les abandonner pour cause d’humeur changeante au fil des semaines, et ainsi pu arriver au bout de séries médiocres telles que Zombie Loan. Pour éclaircir le raisonnement : nous avons tous des goûts “de long terme”, mais aussi des envies de court terme, par exemple “ces jours-ci j’ai envie de regarder la SF”. Le rythme de sortie hebdomadaire est incompatible avec ces fluctuations, au contraire des marathons qu’on peut placer quand on veut. En d’autres termes, on maximise le plaisir total en regardant les séries quand elles nous plaisent le plus. Par exemple en regardant l’épisode suivant juste après avoir été conquis par le précédent.

Quid pour cette année 2008 ? J’ai comme toujours plein de brouillons dans les tuyaux, notamment les suites des réflexions sur les thèmes “pourquoi se creuser la tête quand on regarde des animes”, “propriété intellectuelle, vol et fansub”, et une bizarrerie sur la sociologie de 4chan. J’espère continuer mes premières impressions sur les saisons, qui permettent un bon échantillonnage.

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Olivennes, piratage et blogchan http://www.skav.org/blog/olivennes-piratage-et-blogchan http://www.skav.org/blog/olivennes-piratage-et-blogchan#comments Thu, 29 Nov 2007 22:53:40 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/olivennes-piratage-et-blogchan

On a récemment demandé ma participation à une sombre affaire, en tant que “M. Blogchan” : le dénommé Kain [?] publie sur feu son blog une revue d’album jpop, accompagnée d’un lien de téléchargement. S’en suit la remarque d’un autre membre de blogchan (raton ? je n’ai pas les faits exacts), qui semble-t-il est supprimée. D’autres gens réagissent, les commentaires se font fermer, puis finalement le blog. Les personnes impliquées, à la faveur d’un #editotaku du dimanche soir, ont semble-t-il mis un point d’honneur à défaire le vil pirate, qui a finalement fermé son site par dépit. Et l’on m’a demandé auparavant de retirer le blog de blogchan, car “on n’autorise pas les liens de téléchargement”. Passons sur la réaction puérile de l’intéressé, mais je suis assez géné car j’ai un point de vue très neutre sur la question, et n’ai donné aucune règle en la matière. L’objectif de blogchan n’est absolument pas de faire fermer des blogs dans une croisade justicière.

D’abord poster un lien apporte peu. N’importe quel internaute à moitié manchot peut, en connaissant quelques sites ou en cherchant sur google, trouver tous les téléchargements possibles. Donc mettre un lien c’est un peu prendre son lecteur pour un con. En même temps ça ne nuit pas au lecteur.
Pour la même raison cela fait peu de différence. Ceux qui veulent télécharger ledit album prendraient de toute façon les 30 secondes nécessaires pour le trouver ailleurs. Donc autant éviter l’illegalité pour pas cher. Le reste sera des “découvertes”.

Pour ces raisons je n’avais pas défini de règle à ce sujet sur blogchan. Je trouve normal d’inciter les gens à la qualité de rédaction et d’orthographe, c’est un effort minime qui bénéficie à tout le monde, dont l’auteur, par contre je n’aime pas jouer le gendarme sur les liens de téléchargement, je n’en ai pas la legitimité, et ne veux pas abuser du “si tu fais pas comme je dis je te retire de blogchan”.

Mais des mots plus vilains, comme “voleur”, ont été avancés, donc je me dois d’aller un peu plus loin que le “bon sens pratique”, et mettre à profit mes cours de droit de la propriété intelectuelle (pendant lesquels je n’ai pas fait que jouer au sudoku avec Clément) et mes lectures économiques.

En l’occurence sur le blog de Kain il s’agissait de musique, mais le marronnier du coin est le fansub. Il y a une importante différence en faits, mais pas en droit, entre les deux : on peut apprécier la musique telle quelle, et le cd importé du Japon (de nos jours ça se fait sans trop d’effort et sans vendre un rein) est, dans son usage principal, le même que celui qui aurait été adapté. Par contre, à moins de bien parler japonais, ce qui est long et difficile, on ne peut pas utiliser l’anime directement importée du Japon. Dans le premier cas, en piratant, on se soustrait à un marché déjà existant. Dans l’autre on est hors marché, tant que l’anime n’a pas été traduite dans une langue comprise. Pourquoi alors le droit est-il exactement le même ? Et pourquoi raisonne-t-on légalement en pays, alors que l’important est la possibilité d’usage ? Et pourquoi dans les deux cas est-on en infraction alors que cela ne coûte rien au producteur ?

Le droit de la propriété intellectuelle n’est pas un droit de propriété comme les autres. On ne vole pas une oeuvre comme on vole un pain, car son auteur peut toujours autant s’en servir. On ne prive personne d’aucun bien utile en téléchargeant (on parle de bien non rival). On en distingue en général deux parties : droits moraux et droits patrimoniaux. Personne ne vise le droit moral (droit de divulgation, paternité, respect, integrité, retrait, etc, qui sont perpétuels et inaliénables), mais le droit patrimonial, à savoir reproduction, représentation, traduction, qui sont cessibles. C’est bien ce droit patrimonial qui est impliqué dans notre cas, ou dans le rapport Olivennes.

En quoi est-il problématique ? On l’a vu, ce n’est pas une propriété au sens classique. Son objectif est de favoriser la diffusion générale des oeuvres en donnant une incitation à la production. Attention, il ne s’agit pas de défendre les artistes, mais les consommateurs. L’art et la culture (et de même pour n’importe quelle production humaine) n’ont d’intérêt que parce que des gens en veulent, et pas dans l’absolu. Le droit patrimonial a été créé pour remplir cet objectif dans un certain contexte. Est-ce encore validé ? Le piratage réduit-il vraiment la production artistique ? Nos voisins économistes sont tous très dubitatifs. Il semblerait que le coût élevé de l’art paye surtout les coûts de diffusion, c’est-à-dire l’industrie moins les artistes, coûts qui se sont évaporés avec Internet, et il y a toutes les raisons de penser que dans ces nouvelles conditions l’art serait mieux diffusé en étant sinon quasi gratuit, du moins plus accessible, ou même payé par l’état ! N’oubliez pas, l’objectif n’est pas de protéger les artistes, mais les consommateurs. Je vous laisse consulter les articles en question, qui seront plus convaincants que moi.

Pour ma part je reste donc prudemment neutre quant à la question initiale. Faut-il soutenir un mauvais système ? Mais qui ne marche finalement pas si mal, car il a produit ce qu’on apprécie actuellement ? Légalement il faut s’y plier, évidemment, mais ce n’est pas la question. Je laisse la réponse aux autres membres et lecteurs de blogchan, auxquels j’éspère avoir donné les éléments pertinents de réflexion. Je suis sur que Raton aura certains de ses articles pour défendre la position inverse, mais je ne crois pas que pour lui la question centrale soit l’efficacité économique du droit patrimonial.

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Saison automne 2007, premières impressions http://www.skav.org/blog/saison-automne-2007-premieres-impressions http://www.skav.org/blog/saison-automne-2007-premieres-impressions#comments Sun, 11 Nov 2007 15:23:18 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/saison-automne-2007-premieres-impressions

Je m’étais juré de diminuer fortement les séries en cours pour ne pas les abandonner malencontreusement au milieu à cause d’une disponibilité irrégulière. Puis j’ai regardé par accident quelques premiers épisodes, qui se sont révélés fort agréables. Puis je me suis renseigné rapidement, et ai été tenté par quelques autres. Finalement, après avoir vu une vingtaine de premiers épisodes, autant achever le travail et écrire ici. Comme d’habitude les séries sont présentées dans l’ordre de Who Subs What, et je n’ai regardé que les séries subbées de genre un minimum susceptibles de m’intéresser, soit 29.


Da Capo II
Genre : harem
En deux mots : niais et prévisible
Rah, après un épisode je les déteste déjà tous. Il y a une alchimie mystérieuse avec ce genre de séries axées sur les sentiments des personnages, qui provoque un dégoût insupportable si on n’accroche pas (Kimikiss !). Je dois avoir un seuil de tolérance assez bas.


Bamboo Blade
Genre : (sport + humour)*kendo
En deux mots : étonnement agréable
La formule générique de l’anime de sport rigolo, avec aujourd’hui le kendo. Histoire classique, le défi du professeur, les élèves idiots, les jolies filles, on n’est pas dépaysé mais c’est plutôt bien fait avec quelques moments très bien trouvés. J’ai repéré quelques fans après plusieurs épisodes, donc ça doit évoluer dans le bons sens.


Sketchbook
En deux mots : contemplatif félin
Suivez la détentrice du prix de timidité lors de son périple palpitant à la recherche d’un sujet de dessin ! C’est lent, bizarre, incompréhensible, on devrait s’ennuyer, et pourtant, miraculeusement, non ! Un très bon moment le soir avant de s’endormir.


Majin Tantei Nougami Neuro
En deux mots : détective raté
Une bonne histoire de détective ne se raconte pas comme une autre. On ne montre pas la scène suspicieuse au début qui laisse devenir qui est le coupable, d’ailleurs seul suspect. On ne balance pas la solution d’un coup. On ne trouve pas grâce à des deus ex machina magiques. Les informations sont en grande partie à la disposition du spectateur perspicace et non pas révélées à la fin par ledit truc magique. On ne donne pas des indices qui se révèlent faux (en l’occurrence qui ont une interprétation fantastique). On ne finit pas par un combat. Bref, c’est un échec total pour celui qui cherchait une série policière. Pour les autres, c’est parfois amusant, il y a un minimum de rythme, et les personnages sont passables.
Y aurait-il des pistes de scénario vers le “competitive eating“, sport fort prisé des japonais ?

Kaiji
Tout a été dit par ici : http://www.skav.org/blog/le-retour-dakagi-ou


Suteki Tantei Labyrinth
Genre : aventure mystérieuse
Histoires mystérieuses dans le Tokyo rasé du futur ? C’est classique, mais il reste un peu de suspense après ce premier épisode, et je ne sais trop quoi en penser.


Night Wizard -The Animation-
En deux mots : RAS
Histoire générique de méchants monstres et gentils magiciens/lycéens qui sauvent le monde avec leurs superpouvoirs, ça sent l’adaptation de (mauvais ?) jeu. C’est classique, petit budget, pour sauver l’ensemble il ne reste qu’une certaine ambiance second degré plus ou moins volontaire. J’ai souri, parfois.


BLUE DROP~Tenshitachi no Gikyoku~
En deux mots : yuri alien ?
Histoire classique de l’héroïne qui arrive dans une école de filles, avec pleins de promesses du yuri (le manga est estampillé comme tel), sur laquelle se greffent d’étranges extrateresstres / mechas. C’est joli, avec un style graphique particulier, et quelques morceaux de bravoure notables, mais le scénario est mou et désagréable, en plus de ne pas particulièrement m’attirer.


Myself Yourself
En deux mots : oh non, encore un harem
Ohoh le jeune héros revient dans sa ville natale après quelques années, comme c’est original. Evidemment toutes ses amies d’enfance ont bien grandi, je vous laisse deviner la suite … S’il y a un truc qui m’insupporte, c’est le bruitage “boing” à chaque fois qu’apparaît une fille bien dotée. Et le cocorico quand le héros se lève … Avec ces caractéristiques rédhibitoires même une bonne série passerait à la trappe. Ce ne semble pas être le cas de Myself; Youself.


Mokke
En deux mots : la chose au Japon
Derrière un abord tranche de vie et un style graphique des années 80 se cache une histoire mystérieuse de petites filles agressées par des sortes de mushis pendant qu’elles cueillent des fleurs. Légère tension, pas trop de surprise, réalisation moyenne, j’ai du mal à accrocher, même si l’évolution reste assez ouverte.


Dragonaut the Resonance
En deux mots : vous aussi survivez à une explosion de navette
Vague futur science-fictionnesque avec des femmes aux gros seins. Plein de femmes aux gros seins. Franchement j’ai été traumatisé. Du coup j’ai pas trop compris le scénario, ni comment on peut tomber peinard quand sa navette explose. Il semblerait que des méchants monstres menacent la Terre, qui ne peut être sauvée que par les superpouvoirs cachés du héros. Incroyable, non ?


Goshuuushou-sama Ninomiya-kun
En deux mots : fanservice éhonté
Une charmante petite succube arrive par hasard chez notre héros … elle rend les hommes fous … il doit la protéger sans succomber … tout ça n’est pas très original, mais tellement exagéré qu’on oublie que c’est con et qu’on s’amuse presque.


You’re Under Arrest! Full Throttle
En deux mots : réchauffé mais tiède
On reprend les mêmes personnages, package une histoire molle et lente, un minimum d’action, et c’est reparti. Pas mieux.


Clannad
En deux mots : le retour de la vengeance de Kyon
Comme pour les précédents je pars avec un très fort a priori contre les adaptations de jeux H, et de même je me laisse appâter par les jolis dessins et l’humour léger. Je dois être dans la cible marketing de Kyoto Animation, inquiétant …
Question subsidiaire : quelle est la dimension de l’espace des héroïnes de harem/dating ? Trouvez une famille génératrice.


Shakugan no Shana II
En deux mots : …
Shakugan no Shana avait été pour moi une série médiocre mais distrayante (et jolie), on semble continuer sur la même lancée. L’épisode est construit habilement sur une ruse du scénario, qui se révèle un authentique échec : il n’est ni un recap qui présente l’histoire aux nouveaux, ni un nouvel épisode. On assiste juste à quelques scènes de la série précédente. Je pense que pour le premier l’excellent OP avait été un facteur important de visionnage, ce ne sera plus le cas, malgré la participation de la même Kawada Mami.


Shugo Chara :
En deux mots : mais pourquoi n’avait-on pas ça dans notre enfance ?
Un magical girl classique mais sans reproche pour l’instant : joli, drôle, rythmé et plein de bons sentiments. On regrette presque d’être aussi vieux.


Gundam 00
En deux mots : …
C’est reparti pour un cru de gundam, avec plus de budget, des filles plus sexy, des intrigues politiques encore plus improbables, des pilotes encore plus cons et des mechas encore plus puissants. Comme toujours, c’est bête et distrayant. Etant redevable de la moitié du trafic sur ce blog à un article médiocre sur un gundam, je me dois de continuer à en dire du mal.


ef - a tale of memories
En deux mots : aventures bizarres et datingesques
Des garçons rencontrent des filles mystérieuses dans des circonstances improbables. Ils échangent des paroles quelque part entre le banal et le surréaliste.
Je suis assez déçu par Shaft, c’est joli mais je m’attendais à quelque chose de plus original, les quelques effets “artistiques” sont très artificiels et n’apportent strictement rien à la narration. Je préférais nettement la réalisation de Negima, beaucoup plus inspirée.

Kimikiss
En deux mots : coup de jeune
Tout a été dit ici : http://www.skav.org/blog/kimikiss
Notons que la qualité graphique devient irrégulière, et que je ne peux plus m’empêcher d’entendre les inspirations bruyantes de l’OP. Mais je continue à apprécier.


Rental Magica
En deux mots : magie pas chère
L’histoire palpitante et si originale d’un groupe de magiciens menés par un personnage importé tout droit du harem d’à coté. Le ressort comique semble leurs faibles moyens et leurs méthodes d’amateurs. Bof, ce n’est ni particulièrement drôle ni intéressant.


Prism Ark
En deux mots : adaptation malheureuse de RPG
Fanservice, histoire bidon, combats ridicules, dose minimale de second degré, jolis dessins et effets spéciaux.


Minami Ke
En deux mots : la vengeance de Myu
Mon coup de coeur de la saison. Dosage parfait de tranche de vie et d’humour, extrêmement bien fait (notamment la mise en scène et les placements de caméra), je passe mon temps plié en deux et j’en sors de bonne humeur pour la journée. En plus Minami Ke me rappelle très précisément ma jeunesse et mes trois voisines.


Jyushin Enbu (Hero Tales)
En deux mots : shônen de 2h du matin ?
Histoire générique, le gentil et jeune héros, le méchant, l’épée magique … et la soeur sans lien du sang, qui vient nous rappeler qu’étrangement ceci passe à 2h du matin.


Genshiken 2
En deux mots : les otakus sont nos amis
Je reste tout comme pour la première saison peu intéressé par la vie d’un club doujin japonais, à part d’un oeil strictement anthropologue, mais Genshiken est rempli de biais sympathique qui ternissent la véracité. On notera la preview qui présente la situation de Genshiken : pause entre 2 saisons, manga terminé.


Moyashimon
En deux mots : mais qu’ont-ils fumé ?
Dans la famille des réussites improbables, l’étudiant en biologie qui voit et sent les microbes. Ainsi que la recette du kiviak, qui semble étonnement populaire au japon. Ca ne devrait pas, c’est bizarre, modérément drôle, mais on accroche bien.


Kodomo no Jikan
En deux mots : mauvaise conscience
Série qui met mal à l’ aise, sur les relations douteuses entre un professeur et ses jeunes élèves. Cela va du harcèlement psychologique à pire, non censuré dans le DVD. Eh oui le japon est un des rares pays à autoriser la pornographie enfantine dessinée.
Je n’ai pas pu m’empecher de penser à un certain professeur en regardant cet épisode …


Shion no Ou
En deux mots : Shougi muet
Les tribulations d’une petite joueuse de Shougi (échecs japonais) muette depuis le meurtre horrible de ses parents. C’est plutôt laid, les personnages sont pénibles, ça ne me passionne pas, et j’ai du mal à croire au “mouvement qui tue”. Question bonus (mais aujourd’hui je ne sais pas) : son pendentif me dit qqc, j’ai du le voir ailleurs, où ?


Ghost Hound
En deux mots : wtf ?
Drôle d’histoire avec souvenirs douloureux, campagne japonaise, monstres/fantômes et rêves mystérieux. C’est du production IG avec Shirow, donc on peut s’attendre à du bon, mais pour l’instant cela reste assez mystérieux. Déconseillé avant de s’endormir.

Reste donc la question angoissante : que vais-je regarder ? Surprise, sans doute pas grand chose, à part les quelques séries qui me branchent assez pour pouvoir les suivre fidèlement à un épisode par semaine, à savoir Akagi, Minami Ke et Kimikiss (et je continue Gintama !). Le reste atte,dra des marathons plus tard. J’ai d’ailleurs commencé l’opération avec quelques séries finies : Hitohira, Doujin Work et Potemayo.

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Kimikiss http://www.skav.org/blog/kimikiss http://www.skav.org/blog/kimikiss#comments Sun, 04 Nov 2007 17:12:30 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/kimikiss

Ma revue traditionnelle de toutes les séries de la saison est en route, mais pour vous faire patienter voici des réflexions un peu plus fouillées sur une série qui me passionne autant qu’elle m’intrigue : Kimikiss pure rouge. C’est après trois épisodes une de mes préférées de la saison, et pourtant elle sent très fort le dating game et les personnages génériques. Où est le truc ?

J’ai commencé à regarder sans a-priori positif, je n’avais pas remarqué les noms et l’historique de l’équipe (Honey & Clover, Nodame Cantabile) ou les seiyus. J’ignorais complètement l’existence du jeu, du manga ou du roman, dont j’ai depuis entendu beaucoup de bien, même si l’anime s’en éloigne fortement.
Au contraire le nom ridicule ou les images laissaient s’attendre à un bon harem des familles, comme j’en vilipende 2 ou 3 au moins chaque saison.

La première chose qui m’a conquis chez Kimikiss est l’OP. La musique est adorable et tourne en boucle sur mon baladeur depuis quelques jours. Certes, j’ai habituellement des goûts discutables en la matière. Elle colle surtout parfaitement avec l’ambiance de la série et les magnifiques dessins du générique. Quand je dis magnifiques, ils sont plutôt humains, révélateurs des personnalités des héroïnes sans être excessifs.

J’ai généralement des remarques méprisantes envers les harems. Kimikiss commence avec un traditionnel retour d’exil, un héros masculin qui a tout oublié, un “meilleur ami” toujours là au bon moment, puis la série évolue lentement hors des chemins habituels :

  • Il n’y a pas ce stupide égocentrisme du héros de harem devant un rayon de supermarché. On suit presque équitablement les tribulations de trois héros, dont une fille ! On ne sait jamais de nos jours, et Mao est en plus une gameuse, mais je la compte quand même avec le beau sexe.
  • Les personnages principaux sont presque équilibrés en genre, ce qui laisse beaucoup de possibilités. On croirait presque à une série “pour filles”, qui ont souvent cette caractéristique.
  • Les personnages sont légèrement génériques (la timide, la surdouée (mais semble-t-il pas assez pour se rendre compte qu’assurer un minimum de relations sociales vaut nettement plus que jouir d’une aura “froide et distante”), l’enjouée, la sportive), mais assez peu pour rester humains et crédibles. J’ai cru y retrouver les stéréotypes de mes années lycée, autrement mieux rendus que sur tout autre harem vu. Il ne reste plus qu’à présenter des filles laides (ou dans la moyenne), pas uniquement comme faire-valoir de la jolie, pour avoir quelque chose de relativement réaliste.

J’ai plutôt l’impression d’une série dans le genre de Bokura ga Ita (quelqu’un se le rappelle ici ?), qui m’avait beaucoup plu, et allait beaucoup plus profond dans les relations que le harem standard.

Ajoutons que Kimikiss est très joli, et sent bon le crayon traditionnel. La qualité baisse néanmoins légèrement avec les épisodes suivants, et les yeux sont bizarrement très écartés.

Les possibilités d’évolution de la série me laissent néanmoins dubitatif. L’équilibre actuel est très fragile, et sans doute déplaira-t-ilg à beaucoup de monde. Il risque de se briser au premier faux-pas du scénario, changement d’ambiance, des relations, ou se dissoudre dans l’installation de la routine. Croisons les doigts.

Kimikiss m’a beaucoup plu pour toutes les raisons énoncées, mais pourtant il reste sur le fil de la médiocrité. Comme pour d’autres séries, cela excite bizarrement ma curiosité.

Question bonus : avez vous déjà vu ce t-shirt quelque part ?

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En retard : Seirei no Moribito, Lucky Star, Gurren Lagann http://www.skav.org/blog/en-retard-seirei-no-moribito-lucky-star-gurren-lagann http://www.skav.org/blog/en-retard-seirei-no-moribito-lucky-star-gurren-lagann#comments Sat, 27 Oct 2007 22:17:18 +0000 Skav Animes & Mangas http://www.skav.org/blog/en-retard-seirei-no-moribito-lucky-star-gurren-lagann

J’ai été au régime d’animes ces derniers temps mais ai quand même réussi à suivre les séries sus-citées. Elles méritent toutes les trois une critique un minimum travaillée, que voici.

Seirei no Moribito

Plein d’avis positifs, par exemple ici, ici ou . Et pourtant …

C’était la série qui m’avait le plus impressionné au début de la saison, notamment il faut l’avouer à cause d’un penchant excessif pour les beaux paysages asiatiques. Seirei no Moribito aurait tout pour plaire, magnifiquement réalisé, tiré d’un roman, dans un contexte qui me branche d’habitude, et pourtant ça ne colle pas. J’aurais du me passionner, et je n’ai fait que suivre mollement, à l’exception de certains épisodes plus dynamiques comme l’enfance de Balsa. C’est inquiétant lorsque même sur la fin d’une série on met de temps à autres en pause pour lire autre chose sur l’écran d’à côté.

Reconnaissons ses mérites à Seirei no Moribito. C’est extrêmement bien fait. Les paysages ont malheureusement légèrement baissé de qualité et surtout d’originalité entre les épisodes. Les combats sont magnifiquement bien animés et chorégraphiés, et même relativement réalistes.

Pour reprendre l’analyse de Cinnamon Ass, il manquait gravement de tension dramatique. On ne frissonne pas avec les personnages, on ne s’imagine pas particulièrement à leur place. On n’attend pas avec impatience l’épisode suivant. Le seul moment qui m’ait particulièrement accroché de ce point de vue est l’enfance de Balsa, seul moment où on la sent vraiment dans la doute. Sinon, comme tous les personnages à l’exception de Chagum, elle apparaît monolithique et sure d’elle-même. Pour reprendre un lien classique, ils sont plats. Le paradoxe est qu’ils sont si flegmatiques mais en même temps ne savent absolument pas quoi faire pour avancer l’histoire. Le spectateur dans son fauteuil ressent naturellement le même sentiment.

Peut-être que la mise en scène y est pour quelque chose : tout est trop parfait, l’histoire coule naturellement d’un bout à l’autre de l’épisode. Mais de l’épisode seulement. On aurait pu pourtant s’attendre avec un scénario de roman à ce qu’une forte trame lie les épisodes ensemble, mais cela ne marche pas. Il y a un décalage de rythme, certains épisodes “tranche de vie” qui cassent la tension de la poursuite, et au final le résultat est trop long pour le format série, trop court pour le format roman.

Pas mal de gens ont comparé Seirei no Moribito aux 12 royaumes. Ce dernier a précisément juste là ou Seirei échoue, et est fortement recommandé à tous ceux qui seraient passé à côté et ont un minimum apprécié Seirei.

Lucky Star

Je ne pense pas avoir que ce soit de bien original à apporter ici. Lucky Star a été joli, drôle, léger et otaku du début à la fin. Toujours un bon moment.

Gurren Lagann

Une série pour gamins attardés et autres nostalgiques vieillissants ? Que nenni, Gurren Lagann joue le ressuscité des vrais mechas de notre enfance mais se paye aussi le luxe d’être beau, drôle, divertissant et même intéressant. Pour moi il les dépasse donc largement.

Tout ce que j’avais dit auparavant reste vrai. Mais désormais on peut aller plus loin que crier “EPIC” comme tout le monde et appuyer sur l’autre point fort : Gurren Lagann est une série à la construction scénaristique exceptionnelle. C’est encore une fois l’inverse de Seirei no Moribito :

  • l’histoire est construite sur des rebondissements multiples, même si le fond est bidon
  • l’histoire avance à chaque épisode. Ils se finissent tous avec un minimum de suspense
  • les personnages font face à des choix, qui impliquent des risques
  • les personnages évoluent profondément avec le scénario, qu’ils aient une influence dessus ou se fassent transformer

C’est d’autant plus impressionnant qu’il semble avoir été pondu par des tarés sous substances, et que l’autre face de la série est le GAR et le toujours plus (se battre à coup de galaxies …).

Entre les très bons crus de cette année, Code Geass et Gurren Lagann, les producteurs auraient-ils enfin compris ce qui fait un bon mecha ?

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