Posted on Thursday 19 October 2006
Nous discutions justement du sujet dans le bus hier avec Clément. Etrangement assez peu de gens font du prosélytisme autour de l’anime, dans l’esprit de Introduction à la japanimation par exemple. Beaucoup restent très discrets, voir ont honte de leurs goûts. Je pensais surtout à des raisons socio-culturelles : ceux qui le font ont en général une éducation, des études et une culture qui leur donnent assez de confiance pour affirmer leur différence. Et passer la première, et plus haute, barrière du “les animes c’est pour les cons”. Quelle que soit la pertinence de leurs opinions, je vois mal certains représentants du genre avoir le moindre pouvoir de conviction pour faire partager leur passion.
Mais en fait il se pourrait simplement que ce soit parce que la plupart des séries sont objectivement médiocres. Pour prendre un exemple actuel, proposé par Clément, Black Lagoon a très bien commencé. Néanmoins après 14 épisodes seule l’action distrayante est restée, le scénario s’est fragmenté, les méchants sont devenus de vrais méchants, la morale s’est simplifiée. Bref, on a affaire à un divertissement correct, sans plus. Peut-être que son ambition n’était pas plus haute et que certaines qualités étaient accidentelles, mais comme beaucoup de séries ce n’est pas quelque chose que je conseillerais à un profane. Et effectivement cela rend la transmission plus difficile. Je n’ai pas hésite à montrer des Mushishi à ma maman, mais je ne lui dirai sans doute jamais que je regarde
Surprise, en revenant chez moi, un article sur précisement le même sujet. Et quelques heures plus tard, un autre, chez un des bloggeurs les plus consultés. Un sujet communautaire vient-il d’être lancé ? Aura-t-il un impact positif sur le niveau de réfléxion de la blogosphère anime, comme ce fut le cas avec les otakus ou la multiplication des blogs. Bref, il y a beaucoup à dire sur le sujet, et je vous transmets l’article de Clément sur la question, le temps que je ponde ma prose.
Cet article n’engage aucunement Skav, blabla, etc …
Puisqu’Emmanuel me fait l’honneur de me laisser une tribune je vais tacher de livrer ici le résultat des quelques discussions que nous avons eu ensemble sur l’anime en général et ma vision des choses en particulier. Ici tout est donc éminemment subjectif et ouvert à discussion.
Skav m’a montré il y a peu un texte qui recense certaines des faiblesses de l’anime en général et qui souligne, à raison selon moi, le fanatisme que les animateurs d’animes projettent dans ce type d’œuvre. (je ne doute pas qu’Emmanuel aura l’extrême gentillesse de remettre ce lien quelque part). Par fanatisme je veux dire que l’anime est tant décriée ou méconnue que nous autres, ” initiés “, la défendons de manière quasi systématique même dans ce qu’elle a de moins bon et érigeons en chef d’oeuvre ce qui n’est parfois que médiocre quand nous n’allons pas jusqu’à faire du prosélytisme pour convaincre (nous et les autres) que l’animation est une forme d’art.
Sans rentrer dans des débats sans fin quant à la qualité de telle ou telle série, il suffit de se rappeler que tous nous gardons quelque part un squelette dans un placard, une anime à laquelle nous restons attachés alors même qu’elle est objectivement passablement mauvaise (en ce qui me concerne j’ai subi jusqu’au bout Dears, je suis fidèlement Naruto, et, pour pousser jusqu’à du plus discutable j’ai apprécié Higurashi et Black Lagoon). Certes on peut dire que comme le cinéma l’industrie se divise maintenant en une forme “d’entertainment” et une forme plus noble d’art. Pour autant cela n’excuse en rien que l’anime ne réussisse que rarement à exceller dans l’un ou dans l’autre.
Selon moi ce qui fait son succès reste en grande partie (à l’exception de quelques rares pièces maîtresses sur lesquelles je reviendrai) le trinôme régression - transgression - fraîcheur. Fraîcheur car ce n’est pas le style visuel auquel nous sommes majoritairement habitués et que le turn over dans les séries nous empêche de nous lasser. Régression - Transgression car il s’agit d’un support que nous avons connu dès notre plus jeune âge et qui nous a été présenté comme destiné aux enfants, après que nous succombions au vice discrètement ou sur la place publique nous nous complaisons dans une forme ou dans l’autre. Si l’on juge (et c’est l’objet de ce fameux libelle que m’a montré Skav) l’anime sur des critères cinématographiques voire même télévisuels on ne peut décemment défendre une grande partie des séries.
Un élément de jugement quasi objectif est la force de l’intrigue. On peut assez facilement regarder le nombre de retournements et fausses pistes dans une série et voir comment ils ont été introduits pour se faire une idée assez décente de la qualité de l’intrigue. Là, Naruto, par son absence totale de surprise ou Higurashi par son recours systématique à de pénibles Deus ex machina sont allègrement battus par Prison Break par exemple.
Un deuxième élément est le chara-design et surtout celui du méchant, qui bien souvent est le plus à même d’apporter de la valeur à une œuvre. La fiction ne doit pas être manichéenne et on attend de la nuance. Après un début prometteur, Black Lagoon qui présentait un univers avec que des salopards et un pauvre type tombe dans la mièvrerie de type tout le monde est gentil sauf l’infâme méchant qui de plus en plus souvent ne ressemble à rien (sans blague : de ridicules néo nazis, une gouvernante révolutionnaire, qui, je le concède, présente un poil plus de profondeur, et un couple de jumeaux complètement barge). On n’est méchant (et alors on l’est totalement, inconditionnellement) que parce qu’on est un inadapté. Star wars est plus convaincant.
Un dernier élément est la charge émotionnelle et là, il faut bien admettre qu’on entre en terres de subjectivité. Je me bornerai à dire que si GITS me transporte, je reste consterné par bon nombre de séries y compris des plus encensées.
Pour moi et je l’avais déjà précisé dans un commentaire sur ce blog le dessin animé est un medium, et l’anime un style mais en aucune façon on (je) ne parle d’un genre (sauf par abus de langage). Il n’y a aucune limite au nombre de sujets que l’on peut aborder. Un exemple du parangon de l’animation (selon moi) : GITS présente de l’humour, de la romance (Batou-Kusanagi), de l’émotion (les tachikomas), du suspens, de l’action… Par ailleurs on peut apprécier le choix du détail (l’origami sur le rétroviseur de Kuze est il la preuve que ce dernier est l’ami d’enfance de Motoko ? oui je me pose de drôles de questions) et le fait qu’il existe de nombreuse grilles de lectures possibles pour cet anime.
L’anime dispose d’opportunités fantastiques. L’intrigue peut se développer sur 26 épisodes, c’est bien plus que ce qu’on ne laisse à un film. Le casting n’a pour seule limite que l’imagination des créateurs (et voir pour ça la réussite des chara-design de certaines séries), les effets spéciaux sont peu coûteux à utiliser (on peut mettre une explosion à chaque seconde dans un décor hyper futuriste si l’envie nous en prend)… pourquoi tant de demi échecs ?
Autre point abordé avec Skav, la conversion des masses à l’anime. Je pense que mon point de vue peut ici se lire en filigrane. D’abord chacun est conscient d’être trop indulgent avec les animes qu’il regarde et craint qu’un œil neuf, victime de moins de préjugés soit moins amène. Ensuite la transgression ne se fait que dans l’altérité, et la régression dans l’intimité. Je pense que les prétentions évangélistes sont une erreur (désolé Manu). Personne, et c’est tant mieux, ne cherche à me convaincre que l’art moderne est fantastique. La seule possibilité ouverte est de laisser les autres se faire leur propre expérience mais on risque alors de se heurter à une réaction de sympathie aboutissant à un ” oui c’est pas mal “.
En conclusion, je dirai que la pratique de l’anime est, malgré ce qu’essaye de monter Skav avec ce blog, un plaisir solitaire et dans bien des cas coupables (ce qui le rend encore meilleur). Par ailleurs je ne sais pas si je me dois de conclure vu que je pense encore pas mal de trucs et vous aussi sans doute à ce point si vous avez eu le courage de me suivre.


En browsant avec serempidité depuis le site de M.Raton je suis tombé sur le forum de M6 où parcequ’on les avait traité de regressives (ce qui a 15 ans et sans maturité est hypra balèze, bravo M6) hurlaient à la mort. Je ne vois aucun mal au régressif, je suis un adepte. C’est pas désagréable de, de temps à autre, oublier toute responsabilité et revenir à des considérations du genre “zou, les zolies zimages”. J’espère qu’on ne me pendra pas en place public pour avoir osé employer ce terme.
En fait l’idée de ce post est le retour de la première problématique que je voulais introduire avec mon article introductif : pourquoi regarder des animes ? Plutôt que par exemple des séries américaines ?
Le débat n’avait pas pris sur le moment
Pourquoi regarder des animes plutôt que des séries américaines?
-Vrai diversité dans les séries et contenu peut-être plus ciblé pour ce qui nous intéresse nous amateurs d’animes. Séries américaines sont plus ciblé grand public voir ménagére même si certaines sortent parfois du lot c’est trés trés rare. D’un autre côté les animes plus ciblé mais un choix plus diversifiés en plus: certains apprécieront “He is my master” et n’accrocheront pas à GITS et d’autres l’inverse. Justement en parlant de He is my master et GITS cherchez un équivalent en série américaine… Et oui, il y a un vide, qui est comblé par les animes. Mais d’un autre côté peut-on vraiment transposer ces séries en live? D’où le second point :
-Non limitation par le format comme le dit Clément, ce n’est pas du live dés lors on peut tout imaginer et créer des ambiances uniques. On peut détailler à souhait ou au contraire resté très simple dans le design ou l’animation et tout celà sera perçu et aura un impact sur l’ambiance que “subira” le spectateur.
-On peut tres bien se servir uniquement dans ce qu’il y a de meilleur dans la japanime (kino no tabi, samurai champloo, azumanga daioh) et regarder en parralléle des séries américaines (desperates housewives).
-Le principe de suite présent dans la quasi totallité (voir totallité de nos jours?) qui permet de vraiment développer une histoire et des personnages, de rentrer en profondeur dans un sujet, ou simplement d’établir un background pour une série comique permettant plus de possibilités par la suite. Même si ce principe commence depuis quelques temps à se développer fortement pour les séries live aussi.
C’est vrai qu’actuellement l’animation japonaise travers une crise depuis deux ans avec des animés mediocres voir ultra mediocres et que j’ai l’impression que les producteurs preferes viser directement un public d’otaku masculins et tres ancrés dans leurs passion qu’un publique d’anime fan et grands publiques qui veulent des oeuvres originales et travailées!!Mais bon je suis sur qu’un nouvel Hideaki anno ou un de ses confreres font venir nous arranger tout ça!En tout cas je n’est jmais vu autant de séries aussi nuls (desole pour les amateurs) les une que les autres!
désolé mais desperates housewives c’est vrai de la grosse nullité américaine voir 5 bonnes femmes faire des passes pendant que leurs cadre de mari boss c’est super interresant! comme la plupart des séries du ce continent d’ailleurs, on est tous beaux, riches et manipulateurs!!!!Leurs film sont 100 fois plus interressant! .
Dire que les séries sont plus nulles les unes que les autres depuis deux ans est clairement exaggéré. C’est vrai qu’il y a une tendance à plaire à un public bien formaté mais il n’y a pas que ça: on voit des séries vraiment originales comme Haruhi, Higurashi… allez, j’en cite d’autres qui trainent encore sur mon serveur: Aria, Kamichu, Karin, Ouran, REC, School Rumble, Shakugan no Shana, Utawarerumono, Yakitate Japan… Toutes ces séries sont originales d’une manière ou d’une autre, changent des séries type harem qui pour moi restent le “plaisir coupable” décrit plus haut.
Faut pas oublier qu’un anime, c’est aussi et surtout un divertissement, comme aller au cinéma: il y a des oeuvres faites pour divertir le téléspectateur, et d’autres pour le faire réfléchir. Chacun son camp: certains recherchent des choses sérieuses et d’autres moins. Il faut accepter les goûts de chacun à ce niveau et ne pas dire qu’un truc est con sous prétexte qu’on aime pas.
Pour ce qui est des gens à qui j’ai pu faire découvrir des animes, il y en a eu, et même dans ma famille. A ces gens, j’ai fait découvrir Eva, Love Hina ou bien encore Fruits Basket à l’époque. Chaque fois j’ai essayé de deviner ce qui pourrait plaire à telle ou telle personne, pour montrer que les animes sont autre chose que des histoires d’écolières en jupe et de robots surpuissants
J’ai montré qu’il y avait une histoire construite intelligement et pour Eva, qu’il y avait des questions à se poser ici et là .
C’est un gros travail, et c’est certain que l’association “anime = mangas = dessins animés japonais = japoniaiseries” ça traine encore dans beaucoup de têtes.
“L’anime dispose d’opportunités fantastiques”, certes, et comme Alex, je pense qu’il en profite. Je vous rapelle que l’on a eu le droit à un comte de Monte Cristo bleu dans une ambiance cyberpunk et que ça restait crédible ! Si ça ce n’est pas profiter de ses degrés de liberté…Pareil pour Gunslinger Girl, doux-amer à lire/regarder d’urgence.
C’est la raison pour laquelle je regarde des anime, pas des séries américaines (dont certaines valent le coup, hein). Quand on vire le Shonen/Shojo, il reste des perles d’audace comme Gunbuster, Gankutsuou, Paranoia Agent, Haruhi, Gunslinger Girl, Higurashi ou Death Note, difficiles à trouver dans les séries télé ou les films. Pas impossible (voir X-Files, Battle Royale), mais difficile. Mais c’est vrai qu’il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. C’est d’ailleurs comme ça que je trouve quoi regarder à chaque saison : une bonne série est une série qui te fait penser OMGWTF ! dès les premiers épisodes
On ne parle pas de Schoolgirl in Concrete. Jamais.
Effecitivement mieux vaut pas,
Tout à été dit,l’animation offre des opportunités infinies.
Mais plus specifiquement,l’animation japonaise a ces propres qualités.
Puique quelqu’un a mentionné StarWars,c’est une question de gout mais personnelement je pense que les animes type Gundam font bien meix que ne le pourrons jamais Star wars ou Matrix.Les anime n’ont aucun probleme d’echelle,les serie TV ou les films ont des budget limité.On ne peut pas faire 36 explosion photorealiste,sinon le budget explose.Avec les anime ont s’en fout.Gundam aligne des miller de mecha et des explosion à en plus finir sans problemes.Ne parlons pas de Legend of galactic heroes(d’ailleurs si on va en parler)qui aligne des milleir des vaissaux, des centaines de personnage et bataille epique à un echelle qui fait passer StarWars pour une escarmouche.Et plus ça s’etend sur Cent episodes.
Enfin bref,L’anime permet de faire des choses completement differente à une echelle gigentesque.
Et ça à de l’importance,on prend beaucoup plus au serieux l’ami Lohengramm que le “mechant” de la plupart des films ou series SF.
A mon avis l’animation est le meilleur medium pour la SF.J’ai toujours penser que s’encombrer d’acteur lorsque tout le reste du decore est en 3D est une perte de temps.Probleme analogue,je trouve que le photoréalisme n’est pas nécessaire,voir nocif.
C’est vraie qu’il y a beaucoup de potentiel inexlpoité(le nombre d’anime interressante qui sont gachés par des problemes mineurs est enorme) et il est dommage que relativement peu de gens en dehors du japon fasse de l’animation.Le japon ‘est lui meme tres loin d’etre un paradis pour l’animation,et on gagnera à injecter un peu de sang neuf là dedans.Je n’ai rien contre le moe et la culture otaku,mais ça devient excessif.Un grand bol d’air frais ferait du bien à leur créativité.
C’est drôle, ça me rappelle un peu un passage sur le blog Piqué aux jeux, qund j’avais vu des “fanatiques” défendre le statut intrinsèquement “artistique” d’un jeu, ainsi que sa capacité à transmettre un “message”.
En fait, en plus d’un phénomène de “régression” (je suis un adulte qui consomme un produit destiné à des enfants/ados) je pense qu’il y a un phénomène que j’appellerais le “snobisme de déni” c’est à dire, plutôt que de reconnaître qu’on a une activité qui ne correspond pas aux conventions sociales de la vie adulte, on déclare que non, c’est une activité parfaitement en phase avec les dites conventions.
C’est à dire que, plutôt que d’affirmer “on fait mumuse et on emmerde le monde” on voit des individus s’auto-proclamer amateurs d’arts méconnus du grand public.
Le problème, c’est que bien souvent, ces produits ne sont pas artistiques, ils sont commerciaux, et franchement pas toujours fait avec le professionnalisme qu’on peut attendre d’une œuvre de commande. Alors, certes, on peut faire le tri dans la masse et ne garder que les chefs d’œuvre, du genre LoGH ou les films de Miyazaki, mais il y a un monde entre faire cela, et faire semblant de croire que toute la production est du même acabit.
Quand j’ai commencé à donner mon avis sur le net sur les animes que je regardais (et pour être tout à fait honnête, j’ai commencé à regarder des séries fansubbées surtout pour faire mumuse avec ma connection ADSL :p ) je me faisait assez souvent incendier parce que je critiquais assez durement 90% des animes que je matais (et ce alors que je faisait quand même un tri en amont). Sauf qu’il se trouvait qu’effectivement, 90% de ces animes méritaient d’être critiqués: je suis désolé, mais Scrapped Princess ce n’est pas une réflexion sur le rapport de l’homme à la foi, ni une allégorie sur le thème du nomadisme, et par dessus le marché, je trouvais gonflant le recours à des poncifs usés jusqu’à la corde ainsi que le fait que le budget alloué à certains épisodes était apparemment plus bas que le budget alloué aux génériques. De même, non, Elfen Lied, ce n’est pas une œuvre poétique et philosophique sur la difficulté de nouer des rapports, Elfen Lied, c’est une fille en mini-jupe qui fait dans le fan-service gore et basta et j’ai pas à me coltiner 13 épisodes juste parce qu’éventuellement il serait possible qu’il y ai de bons passages vers la fin.
C’est là qu’on trouve ce que j’appelle le “snobisme de déni” c’est d’abord un snobisme (”mais tu peux pas compreeeeeeendre la portée artistiiiique de cette œuuuuuuvre”) et ensuite un déni, parce que quelque part, le snob, son problème, c’est qui refuse d’admettre qu’il s’occupe en matant des nanards, nanards qui sont en plus étiquetés “gamins” et un adulte ne peu pas se permettre d’être surpris en flagrant délit de gaminerie n’est-ce pas?
Mais d’un autre côté, combien d’activités “adultes” le sont-elles vraiment? Se raconter des histoires de cul à table dans un restaurant chicos, c’est adulte ça? S’envoyer des vannes injurieuse par voie de presse comme nos politiques adorent le faire, c’est adulte? (pourtant c’est les même qui après ont le contrôle du feu nucléaire) aller mater à la télé des cyclistes qui ressemblent de plus en plus à des OGM et croire naïvement à la résurrection de Landys, c’est adulte? Aller gueler à 50 ans dépassé dans un stade quand son équipe locale marque un but, c’est adulte? Tenez, je connais une prof de droit qui cet été m’a fait la gueule parce que les Italiens avaient battu les Français au mondial, personne n’est allé la dénoncer aux service sociaux sous prétexte qu’elle virait sénile avant l’heure, et personne n’est venu dire que la démocratie était fichue parce que les profs de fac s’énervaient à cause de Materazi.
Et puis les exemples ne manquent pas de comportement complètement gamins qui sont tolérés: jouer au loto, aller aux courses, lire la presse people, voter Le Pen, passer son temps devant les feux de l’amour, etc….
Tout ça pour dire qu’en fin de compte, la façon la plus adulte d’agir, c’est encore de s’assumer, c’est à dire, de ne pas se trouver des excuses à la noix, ne pas chercher à faire appel à la mauvaise foi comme d’un instrument de protection.
Le snobisme de déni va en effet un cran plus loin que la transgression mais participe de la même idée. Bien d’accord pour dire qu’il faut assumer de regarder des trucs moyens pour gamins aprés tout au moins on est pas devant le Bigdil et on crie pas merveille devant la starac
La question de la valeur artistique me paraît pourtant tout à fait pertinente. Tous les arts actuels ont commencé marginalement, en tant qu’”arts méconnus du grand public”. C’est aussi pour cela que nous autres habitués de “”sites intelligents”" essayons de produire de vraies analyses de ce que nous regardons, plutôt que “ouech, Naruto trop de la balle !”. Après tout on reconnait bien le cinéma et la BD comme arts. Et l’on expose sous le nom d’art moderne des choses qui font s’interroger très fort sur ce qu’est l’art. Alors l’art comme consécration d’activités commerciales ? En partie, certes, mais donc ce n’est certainement pas incompatible.
Très bon point sur le snobisme de déni, et il faut reconnaître que les “arts officiels” donnent un exemple détestable en la matière, en propulsant beaucoup trop rapidement n’importel quel nanar qui n’est pas complètement nul et plait inconsciement en “allégorie”, “réflexion sur tel thème profond”, ou “oeuvre d’art”.
Tout à fait d’accord.Faut voir le cirque autour de Tarentino.Je me souviens que sur un forum,un japonnais avait expliqué qu’ils ne comprenaient pas ce que les occidentaux pouvaient trouvé dans KillBill.
Pour ce qui est de la transgression,je crois qu’il ne faut pas surestimer le facteur.Je n’ai jamais connues la generation doroté(ça s’ecrit comme ça?),si j’ai decouvert les anime(s) c’est pour leur qualités propres.Je trouve les anime(s) bien plus provocantes que la plupart des films et series TV actuelles(evidament il y a les classiques).Evidament toute ne le sont pas,mais on dirait qu’ils osent aller beaucoup plus loin qu’on ne le permettrais à une serie “live-action”.Cela peut donner le meilleur comme le pire mais c’est souvent interressant à voir(ne serait ce que pour constater l’etendue du desastre).
L’autre point qui n’a pas apparament été mentionné peut etre parcequ’il est evident(dans ce cas je m’excue de le mentionner) c’est l’exotisme.L’anime(et le manga)est une fenetre un peu tordue sur une autre façon de faire et de voir les choses.Cela nous change des shemas traditionnels qu’on connait par coeur parcequ’on est immergé dedans,ça fait neuf.Nos propre productions font sans doute le meme effet aux asiatiques.
Dernier point,Il y a probleme dans la proposition “il faut assumer de regarder des trucs moyens pour gamins”,ça ne veut pas dire grand chose vue la diversité du support.Les ados aiment les shonnen(s),bon tres bien mais ce n’est pas toute les animes.Hataraki Man(lien), quel rapport avec les gamins?Je prend Hataraki man parceque c’est l’exemple de series pas necessairement artistiques mais dont le theme est visiblement adulte.
vlà,désolé pour le post un peu bordelique.
PS:ils serait interressant un jour de voir pourquoi le manga est populaire et l’anime semble etre un echec relatif en france(comparez le rayon manga de la fnac avec le rayon anime),autre sujet d’analyse.
Sujet intéressant, mais je tiens a réagir sur les dites possibilités infinies de l’animation. Tout le monde semble d’accord avec cela, et je ne vois pas trop pourquoi. En quoi l’animation permet de tout faire, le travail est présent, il y a des directeur d’animation et intervallistes, et sur eux que dépend la qualité d’un épisode.
Un anime a autant de possibilités qu’un film ou qu’une série tele et quand on pousse trop loin le bouchon on obtient la même chose, qu’en live un live un nanard (rien n’a empêcher la clique de cunyet arkin de le fqire combattre une armée de momies il suffisaient de cinq figurants et du pansements.)
Citer les impressionnantes batailles de gineiden, n’est pas fortement représentatif, c’est une exception du au faite je crois que les dirigeants de tokuma aimaient beaucoup se ruiner pour faire des trucs fabuleux.
Oui l’animation est le meilleur moyen de représenter de la SF, mais ça n’empêche pas d’avoir des moyens très limités, il suffit de prendre pour exemple la serie kidou senshi Victory gundam. Combien de fois on revoit une explosion a la combattler V (comprenez explosion faite de l’animation deux cellulos, explosion parodié dans gekiganger 3) ce genre de choses a répétition dans une série tele, ça vire au ridicules, de la même façon les recyclages de scènes et autres moyens de faire de l’économie réduisent la qualité.
Donc ce n’est pas étonnant de voir si souvent apparaître des demis échecs (que j’appellerai le plus volontiers échec total). Mais c’est crise pour moi ne remonte pas a deux ans comme il a été dit plus haut, mais on en voit la timidement commencer au début des années 90.
[...] N’ayant pas pris le temps de répondre directement aux articles récents publiés sur Blogchan portant sur l’attrait de la japanimation, cela ne signifie cependant pas que le sujet ne me titille pas pour autant. Et en lieu et place d’un commentaire blog-esque qui se résume souvent à un bon mot ou a une approbation émerveillée, je préfère pondre un texte un peu plus long et plus construit ici-même. Et donc ? Est-ce que l’animation japonaise, c’est de la merde ? Est-ce c’est moins bien que les séries ricaines ? Est-ce que le niveau moyen des séries vaut qu’on se donne la peine de faire du prosélytisme en leur faveur ? Est-ce que c’est un plaisir régressif, coupable ? Pourquoi subit-on sans broncher vingt minutes de fillers nullisimes avec indulgence sur certains animes ? Autant de questions à l’apparence provocatrice sur lesquelles il convient cependant de se pencher quelques minutes. [...]
Bon je vais éclaircir des termes que j’emploie peut être mal
Régression pour moi c’est accepter que malgré une vie quotidienne remplie de responsabilités et sérieuse on puisse décider de s’évader en revenant à des recettes qui fonctionnaient étant enfant (scénario hyper prévisibles, couleurs vives, musiques acidulées… une bonne partie de l’anime reprend ces ficelles quand même). ça implique une certaine maturité puisque sinon il n’y a rien à abandonner pour s’abandonner. Et ce décalage entre le sérieux/morosité du train train adulte et l’abandon face à des ressorts vieux comme la berceuse de Brahms, si il fait du bien reste dur à revendiquer (par opposition au Chia-tsu, qui est tellement Hype) puisque il est toujours dur d’assumer ouvertement que justement on n’assume pas. (et ça c’est culpabilisant vis à vis de soi même, et ça ça ne peut se faire que dans l’intimité… s’abandonner, être vulnérable, je suis sur que personne ne se montre sous ce jour là à de parfaits inconnus)
Si au contraire on le revendique excessivement (en défendant des séries regressivantes -genre Naruto) alors là pour moi on entre dans le registre de la transgression quie est également gratifiante. En prétendant renoncer à une appartenance (celle du bien penser et du conformisme) on se flatte d’être supérieur à une masse qui ne voit pas le fond des choses et ça aussi c’est un plaisir de l’ego que l’on peut qualifier de coupable parce qu’on sait bien qu’on fait de la provoc et qu’on joue les avocats du diable. Et comme la transgression ne peut pas (enfin avant Internet) se faire en grand nombre, là aussi le plaisir est solitaire.
Le fan d’anime (dont moi) oscille en permanence entre ces deux extrêmes. Entre la transgression (je suis un rebelle je dl des fansubs en masse et j’emmerde le capitalisme) et la regression (pour les plus atteints de collectionite qui re-jouent à la poupée avec des figs de lolis et du cosplay)
Parenthése en passant si les carnavals marchent si bien et concernent surtout les adultes c’est parce qu’ils lèvent les interdits, les tabous. On refuse toute responsabilité en ces périodes et derriere son masque on fait ce qui nous plait (Merci la compagnie Créole). C’est regressif et c’est normal… Ce n’est pas une conduite saine à haute dose mais les carnavals sont très précisément situés dans le temps. C’est la soupape de sécurité. On transgresse, on regresse mais sans vraiment faire ni l’un ni l’autre puisque c’est accepté. En un sens on joue avec la peur du vide.
Voilà mon point de vue quelque peu explicité j’espère
Bon, je voulais réagir à quelque-uns des commentaires. D’abord sur la notion de snobisme de deni (qui rejoint il me semble, si j’ai bien saisi, la transgression qui suit la régression pour Clément) : c’est clairement une attitude que l’on peut rencontrer chez certaines fans (et on peut s’arrêter là, on est pas obligé de préciser “d’animes“) et qui tend à discréditer celui-ci. Mais elle n’est pas si courante que ça (heureusement pour leurs slips). La majorité des anime-fans sont tout de même très au courant qu’il consomme un produit de masse. Qu’on se fasse mousser après la vision d’un Oshii (L’oeuf de l’ange en tête), d’une production des Studios 4°C (à l’instar des très branchouilles membres de Catsuka) ou d’un Satoshi Kon, d’accord. Mais c’est comme Ghibli et Taniguchi, ils ne sont pas représentatifs de la grosse masse de la production animée nippone. Or, ces snobs dans le déni, ce sont justement les fans de ces grands noms qui disent au manant “vous ne connaissez pas les animes, c’est un art“. Ce sont ceux-là qui se trompent, c’est eux qui ne connaissent pas l’animation japonaise. Ils ne connaissent que le verni fréquentable (qui trouve justement sa place chez les critiques sélects de diverses publications très bobo) d’une animation japonaise internationalisée et destinée aux grands festivals du cinéma (suffit de voir les parcours de Paprika ou de GITS II au cinoch en Europe).
Autre catégorie de snobs de l’animation, les fameux fans d’Evangelion qui juraient par tous les Dieux que c’était l’oeuvre la plus fantastique de tous les temps. A l’époque, je les appellais les “évangelistes“, mais le terme a eu un moins bon impact que “gagabaliens” ou “narutards” actuellement. Les fans d’Evangelion se sont heureusement un peu calmés, leur série commençant à prendre de l’âge et Gaïnax s’étant suffisemment ridiculisé par la suite dans des productions débiles. Le mépris pour les gagabaliens à l’époque et pour les narutards aujourd’hui est à mes yeux injustifié également. D’abord parce qu’ils sont généralement jeunes (voir très jeunes) et ensuite parce que ceux des fans qui sont plus âgés sont généralement entré dans l’animation japonaise avec la série en question. Et il y a là une sorte d’innocence des premiers jours qui fait que l’on place la première série que l’on voit sur un pied d’estale et qu’elle sert, pratiquement à jamais, de référent pour critiquer les autres séries. D’où cette impression de poisson tournant en rond dans son bocal que peut donner un narutard ayant dépassé l’adolescence. Mais qui en est exempt ? Moi j’ai ça avec Akira (encore heureux que je l’ai vu jeune, on pouvait trouver plus dégueu comme référent) et d’autres ont ça avec Saint Seiya (ils sont trop nombreux et trop connus pour être cité ici ! ^^).
Autre point, j’ai l’impression que vous cataloguez un peu vite les séries comme étant “pour la jeunnesse” (et en citant en contre-exemple Death Note qui est pourtant un shônen pur jus). Les cibles, bien que très définies au Japon, des magazines et des adaptations animées (facilement repérable par l’heure de diffusion, générallement), sont nettement plus floues chez nous. Je m’explique : je me souviens être tombé un jour sur une photo de deux japonais dans le métro ; un jeune garçon qui tenait un még de prépub H (genre LO pour les lolicons connaisseurs) et un salaryman avec le Jump. L’exemple était caricatural, mais représentatif en quelque sorte de la consommation occidentale. À sociétés différentes, consommations culturelles différentes. Je tire mon chapeau au premier adulte occidental qui pourrait supporter plus d’une heure de suite de programmation débile sur les chaînes câblées japonaises (les horribles émissions de Kitano en tête) et je le tirerais de la même manière au premier adolescent occidental qui ne trouverait pas au moins quelque chose de drôle dans GTO. Les codes sont pourtant complètement différents dans les deux cas, mais dans l’un ça passe alors que dans l’autre, générallement, non. Les blagues sur le cul, sur lesquelles Nix se pose justement la question de savoir si elles sont adultes, extrêmement nombreuses dans GTO (et même, en plus soft, dans Dragon Ball) parlent chez nous plus aux ados et aux jeunes adultes (qui deviennent la cible, du coup) et moins aux jeunes enfants. Mais la situation est peut-être appellée à changer, avec la diffusion de Shin-Chan dans des émissions enfantines à heure de grande écoute (au discours nettement plus subversif que pouvait l’être toutes les images de violence de Ken ~d’ailleurs les censeurs de l’époque Dorothée ne s’y étaient pas trompés et sucraient moins les scènes de violences que les blagues salaces et les scènes de pochtronnage de Maison Ikkoku ou Ranma 1/2~). Du coup, je ne suis toujours pas convaincu du côté régressif/transgressif de mater des animes sois-disant destinés à un public plus jeune (la cible japonaise des harems du genre Kanon est justement des gens de notre âge… même si c’est malheureux pour les japonais… :-).
Même des titres moins ambigus, comme Rémi, sont adaptés de romans qui bien que destinés à la jeunesse restent des oeuvres tout à fait lisibles par les adultes (Sans-Famille de Malot). Mais j’ai déjà dit ce que je pensais là-dessus sur mon blog. Une petite remarque en passant : je ne pense pas que le piratage soit transgressif, puisqu’il est devenu un comportement commun (et donc, par définition, plus transgressif). Les transgressifs dans ce domaine-là, ce sont les gens qui te rabattent les oreilles avec le respect des droits d’auteurs alors que les chiffres des diverses industries concernés n’ont en définitive pas diminuer depuis la popularisation du phénomène (société qui te vendent par ailleurs des platines DVD avec lecteur DivX intégré et des balladeurs MP3… ^_^;;).
Autre point sur lequel je voulais touché un mot : le meilleur média pour la SF, ce n’est ni l’anime ni le film (entre les deux, y’a le dernier Keanu Reeves, pour ceux que ça intéresse), c’est le roman.
Enfin, je voulais persister dans mon discours sur le carnaval (le masque, c’est une métaphore, monsieur Ipkiss… ) : j’entends bien que dans divers traités de psychologie ainsi que dans les origines religieuses et historiques du carnaval, il y a cette notion de trangression/regression institutionnalisée. Mais, bis-répétita, je ne pense pas que les Gilles de Binche ou les porteurs de masque du carnaval de Venise (et, dans la même veine, les bikini-girls du carnaval de Rio) jouent avec les règles ces jours-là. Dans les bal masqués (Ohé Ohé ~moi aussi je peux le faire ! ^^~), l’incertitude sur l’identité ne tient jamais longtemps et, même lorsque l’on est pas reconnu, les règles de la société actuelle sont suffisemment ancrées en nous pour ne pas qu’on dépasse les normes acceptables par nos concitoyens. Car se bourrer la gueule, les Gilles de Binche n’attendent pas spécialement le carnaval pour le faire…
Juste encore une fois je ne définis pas le regressif par la cible. Là en la circonstance c’est pour moi le medium en tant que tel (qui n’a d’ailleurs vraisemblablement pas fini de murir) et l’état d’esprit face dans lequel on est face à ce médium. Transgression et regression je n’y vois pas d’ordre (chronologique ou autre) ce sont juste deux tendances extrêmes et selon moi importantes du phénomène anime (et de pas mal de phénomènes culturels à leurs débuts) et qu’il convient
1 de reconnaitre
2 de dépasser
ensuite mes positions, rajoutons que je suis contre le snobisme de déni, contre les évangélistes de l’anime (mais pas en bloc, c’est juste une position que je n’envisage pas de prendre), pour les bals masqués et pour que chacun assume ses plaisirs en sachant y reconnaitre si possible les motifs qui le poussent à trouver du plaisir (ce qui évite le fanatisme du fan)
Voilà… et évangélion la fin art et essai tchéque est merveilleuse (tellement juste bizarre)
dernier point ce qui fait la transgression ce n’est pas seulement le nombre de pratiquants c’est également les conventions (genre un adulte doit être responsable) donc pirater et revendiquer (mais ce n’était qu’un exemple de cette dérive là) reste transgressif surtout dans un milieu qui reste très (trop) respectueux du travail des auteurs
[...] Ces questions de vocabulaires peuvent paraître anodines, j’en conviens. Cependant, c’est souvent par l’usage du mot juste qu’on peut mesurer à qui l’on a affaire. Ainsi, quelques tristes sires comme le pas très télégéniques Archangel, vivant dans un univers de références révolues, se trahi bien vite par les mots qu’il emploie. la morale de cette vidéo, que je vous propose ci-dessous, est que la taille de ta collection de figurines ne fait pas de toi l’amateur éclairé (ou le spécialiste) que tu prétends être. Juste un bouffon qui, pour le coup, vis dans un univers dangereusement clos et fort régressif (merci Clément et Skav ! ^^). Je laisse le plaisir aux habitués de Sébastien Jarry et de sa troupe d’imitateurs (des goth-lolitas de M6 au JT de TF1). [...]
hello
juste une petite remarque…
pourquoi toujours se prendre la tête autant à cataloguer ou définir un plaisir quel qu’il soit ?
il est vrai que je regarde autant des animés débiles et sans profondeur tout en le sachant, mon plaisir reste le même car si je le fait c’est pour me divertir (ce qui serait idem que de regarder Babylon5 par exemple, moin débile mais tout aussi divertissant sans devoir y chercher le pourquoi du comment ou autre question existentielle), dans ce genre d’animé, le plaisir vient juste du visuel parceque c’est kawaii (ben oui j’aime ça et je l’assume).
comme j’aime tout autant regarder un animé plus sérieux et plus complexe quand à l’histoire (et là tout dépend de comment on le défini, ce qui peut être sérieux pour qqun ne l’est peut-être pas pour un autre), mon plaisir est différent car plus intellectuel, mais celà reste un animé.
et par ma foi, je l’avoue sans honte, celà me plait ainsi et tant pis pour ceux qui trouve qu’un adulte ne devrait pas regarder ce genre de chose…je pourrais rétorquer que j’ai les même reproche à faire à ceux qui regardent “des chiffres et des lettres” ou autre divertissement courant.
donc en résumé, pour moi, c’est que chacun trouve son bonheur là où ça lui plait et arrêtons de nous prendre la tête pour savoir qui a le plus raison ou qui est le plus adulte ou etc…
il me revient d’ailleur en mémoire une phrase qui résume bien tout pour moi :
“Là ou il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir”
PS : pour la SF, je ne dirais pas que le le roman est le meilleur support, mais il pourrait être un bon pourvoyeur d’histoire à mettre en animé ou manga.
voilà, c’était mon petit point de vue, merci de m’avoir lu jusqu’au bout pour les plus courageux ;o))
Pourquoi toujours se prendre la tête autant à cataloguer ou définir un plaisir quel qu’il soit ?
Bonne question, mais réponses classiques :
- parce que c’est aussi un plaisir de se prendre la tête. Vraiment !
- parce que si un jour un con ne s’était pas pris la tête, on serait encore à l’âge de pierre (raisonnement a posteriori, donc fallacieux)
- parce que cela permet de dédramatiser et prendre de la distance envers nos vilains petits plaisirs (tout aussi fallacieux :o)
a chier
[...] Tout ça m’a fait repenser aux discussions qu’avait soulevées, il y a un an de cela maintenant, le fameux reportage de Zone Interdite sur quelques fans du Japon vaguement caricaturaux, et sur ce que leur supposé fanatisme pouvait avoir de régressif. Le mot avait fait réagir, pour ses airs d’apposer une qualification psychiatrique sur ce qui, pour la plupart des gens concernés, est un passe-temps un peu envahissant tout au plus. Les intéressés avaient d’ailleurs l’excuse du jeune âge, si je me rappelle bien, ce qui rendait l’épithète d’autant plus discutable. [...]