2008, un an d’anime

Posted on Tuesday 13 January 2009

Lors des éditions précédentes j’avais décrié le concept de bilan annuel, l’année n’étant certainement pas la durée pertinente, ni pour les sorties, ni pour le visionnage. Me revoilà néanmoins, couvert cette fois par le prétexte du bilan annuel : c’est une honnête occasion pour pondre mon seul authentique article depuis à peu près un an, et synthétiser un bilan qui n’était pas justifié en un temps plus prolixe.

Ne vous laissez pas abuser par mon silence, j’ai continué à regarder des animes cette année, juste un peu moins qu’avant, beaucoup moins que mes petits camarades otakus. Néanmoins la perspective change avec l’âge et les responsabilités. Et d’autres loisirs. Après s’être pris la tête toute la journée l’écriture, exercice intellectuel difficile, se transforme en corvée pour peu qu’on soit un peu exigeant envers son œuvre. Comme le lecteur familier le découvrira avec déception ou soulagement à la suite, mes goûts évoluent en parallèle. Les théories fumeuses qui m’atteignent par mégarde n’ont pas réussi à atteindre ces pages. A la suite donc, un bilan boiteux : quelques animes qui m’ont marqué en bien ou mal, à partir d’un échantillon clairement insuffisant, notamment quelques morceaux de 2007.

Kaiji
J’avais été enthousiasmé par Akagi, le sale gosse, la légende du Mah-jong, le génie des bas-fonds (je cite la voix off !).
Comme je le sentais venir, je ne pouvais qu’être déçu par Kaiji. Pourtant la recette est proche, mais il manque une certaine sauce : le héros est un loser cruellement normal comparé au fantastique Akagi. Des personnages communs, j’en croise (heureusement) tous les jours, pas besoin d’en remplir mes loisirs escapistes non plus.
D’autre part le contexte est tellement peu crédible que je n’ai pas réussi à prendre les jeux proposés au sérieux. L’histoire n’apparait que comme un prétexte artificiel pour coller des situations intéressantes. Pas moyen dans ces conditions de s’attacher aux personnages, qui semblent créés exprès pour remplir les cases.
Tout cela ne fait pas de Kaiji une mauvaise série, mais j’eus espéré mieux.

Baccano
Baccano est une sorte de bordel d’intrigues et d’instants confusément entrecroisés, mais mystérieusement envoutants. L’équilibre est délicat, avec pile assez de construction scénaristique pour digérer le désordre et se faire entraîner, ou plutôt griser par le rythme endiablé. Je ne suis pas sur d’avoir tout compris. Mais c’était énorme.
J’ai déjà dit tout le reste, en mieux.

Shigurui
Une bête fascinante. Shigurui est une œuvre noire, sale, monstrueuse. Elle jette littéralement les corps à l’écran, corps violés, torturés, mutilés, tout autant que corps de guerriers façonnés pour tuer. L’atmosphère vous prend à la gorge, avec une puissance maléfique. Je ne sais pas trop quel genre de psychopathes était visé par Shigurui, mais je semble tomber pile dans la cible. Brrr.
Il ne manquait qu’un fin pour atteindre la perfection.
S’il y a une série méconnue que je dois recommander dans le lot c’est bien celle-ci, à l’exception des âmes sensibles.

Code Geass
On a pu dire beaucoup de choses sur Code Geass. Scénario bancal, personnages ridicules, marketing éhonté. Tout cela est fort vrai. Code Geass n’en restait pas moins jouissif, grâce à son rythme : pas un seul épisode sans son moment de WTF, son revirement improbable, sa stratégie diabolique, son personnage inutile, son explication pseudo philosophique. Les combats sont très brefs, juste ce qu’il faut. En somme, un bon gros troll vif et truculent comme certains bas-fonds du net.

Macross Frontier
Un peu la même chose que pour Code Geass. Malgré toutes ses imperfections et bêtises de scénario Macross Frontier s’est révélé rythmé et attachant. Qui plus est l’amateur de jpop en moi est comblé par les nombreuses chansons.

Kaiba
Chouette, me disais-je en ouvrant Kaiba, enfin une série avant-gardiste intellectualisante artistique supérieure pour me nourrir un peu l’esprit. Il était temps, après toutes ces bétises. Une fois de plus tout cela tombe à plat pour moi, on croirait presque une série du studio 4C. Au lieu de rester simple comme par exemple Kino no Tabi, Kaiba s’embarque dans des circonvolutions oisives. Bref, cette ambiance négligemment intellectuelle m’a agacé. Je pense avoir tiré un trait virtuel sur les nombreuses tentatives de contenu conceptuel glissé dans un divertissement : elles se révèlent faibles et trompeuses par rapport à une vraie argumentation (ou pourquoi je déteste “Ainsi parlait Zarathoustra”).
Alors pourquoi ne pas l’apprécier simplement, sans complication ? Le monde est original, il y a une sorte d’intrigue, mais la sauce n’a pas pris pour moi. Quand on enlève le vernis il n’y a plus grand chose d’extraordinaire. Peut-être que la subtilité m’a échappé.

Detroit Metal City
Passé presque inaperçu, ou tout du moins injustement discrètement, Detroit Metal City est un petit (3h au total) bijou d’humour. Serait-ce que les otakus manquent de culture métalleuse ?
Cette série est d’autant plus appréciable que cette année me semble avoir été assez pauvre en humour, tellement que j’avais relancé quelques School Rumble auparavant, pour constater que je n’avais pas autant ri devant une anime depuis longtemps.

 

Ceci n’était que les quelques séries que j’ai finies, ce qui au final fait assez peu. En addition du déclin de mes pulsions intellectuelles, j’ai de plus en plus de mal à me concentrer assez longtemps pour suivre une série en entier. La découverte des premiers épisodes m’amuse toujours beaucoup, et j’ai continué (plus discrètement) à essayer presque tout ce qui sortait, mais je me lasse assez vite, moins par manque de temps que de motivation pour continuer. J’y vois aussi une raison de qualité : les premiers épisodes sont généralement beaucoup plus soignés que les autres.

Pour la suite, pas de résolutions. Je ne sais pas si je regarderai plus (probable), si j’écrirai plus (probable aussi, pas dur) ou si je ponctuerai mes murs de texte d’images et liens. A bientôt, le temps que je déterre quelques cadavres de mes brouillons !

Note subsidiaire : il faut bien reprendre le rythem, je suis assez peu satisfait de cet article et vais sans doute l’enrichir fortement dans les jours à venir.


4 Comments for '2008, un an d’anime'

  1.  
    13 January 2009 | 13:43
     

    Mon dieu il est vivant.

  2.  
    13 January 2009 | 17:34
     

    Bon retour parmi nous !

  3.  
    13 January 2009 | 22:49
     

    He’s alive !
    Il est vrai que Detroit Metal City n’attire pas tellement de monde, peut-être le thème de la série qui rebute.

  4.  
    28 January 2014 | 17:15
     

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